La saison qui démarre doit être l’aube d’un nouveau cycle pour le RC Toulon, désormais conduit par Fabien Galthié.

Mourad Boudjellal est parvenu à ses fins. Après avoir sacrifié deux coaches et autant d’adjoints la saison passée (Dominguez, Ford, Delmas, Meehan), il promet désormais la stabilité avec la nomination de Galthié comme manager général. A ses yeux, Galthié était le successeur désigné de Bernard Laporte. Mais il a fallu un an pour que les chemins des deux hommes se rejoignent. Désormais, Toulon peut écrire un nouveau chapitre de son histoire avec l’ancien capitaine des Bleus au scénario et une nouvelle philosophie.

Il s’agit d’abord de mettre l’accent sur une politique de recrutement orientée vers de jeunes joueurs. Français si possible. Une révolution dans un club qui misait jusqu’alors sur les stars internationales, mais qui a tout de même recruté cet été le centre des All Blacks Malakai Fekitoa. « Je ne m’attends pas à avoir des résultats dans l’immédiat », freinait Boudjellal lui-même lors de la présentation de staff au début de l’été, conscient que la transition pouvait être difficile.

Éloigné des bancs depuis sa mise à l’écart de Montpellier en décembre 2014, Galthié en a profité pour voyager et étayer son bagage et son savoir. Lors des entraînements, tout est analysé, calculé. Les oppositions sont disséquées. Rien n’est laissé au hasard. L’intensité est également revenue à l’entraînement sur les pelouses du centre de Berg, loin de ce que l’on pouvait voir sous Mike Ford, par exemple. On devrait être loin du jeu restrictif, mais efficace, que le RCT présentait sous Richard Cockerill en fin de saison dernière. Mais pour parvenir à cela, Galthié devra compter sur un groupe au complet et en pleine forme. C’est le point noir de ce nouveau Toulon. Comme les saisons précédentes, les blessures s’accumulent. De quoi donner les premiers maux de tête à Galthié.