Nasser Al-Khelaïfi a fait le bilan d’une saison presque parfaite, tout en se montrant confiant pour l’avenir malgré la sanction visant le PSG dans le cadre du fair-play financier.

Marseille, meilleur souvenir de la saison
La victoire en L1 et en Coupe de la Ligue et un quart de finale en Ligue des champions : le contrat de Laurent Blanc et ses joueurs est rempli aux yeux des dirigeants qataris. Interrogé dans le Parisien, Nasser Al-Khelaïfi a fait part de sa satisfaction : C’est la meilleure saison de l’histoire du club avec trois trophées. On a décroché pas mal de records, comme le nombre de points en championnat. On a la meilleure attaque, le meilleur attaquant et la meilleure défense. On a pratiqué un superbe football. L’esprit d’équipe s’est amélioré. En résumé, tout a été fantastique pour le président du PSG, sauf le dernier match contre Chelsea. Son meilleur souvenir ? Le match à Marseille. On était à dix, on perdait 1-0. Et on a gagné 2-1 ! J’ai su alors qu’on allait remporter le titre de champion parce qu’on a montré qu’on était une grande équipe. On a vu la personnalité des joueurs et de l’entraîneur à ce moment-là. Le coaching a été déterminant, a souligné Al-Khelaïfi, conquis par la première saison de Laurent Blanc à la tête du club de la capitale : Je crois que sa nomination est ma meilleure décision depuis trois ans, a-t-il assuré.

La punition de l’UEFA, pas un problème
L’UEFA ne s’est pas montrée clémente avec le PSG, sanctionné d’une amende de 60 M€ et d’une limitation de 21 joueurs à inscrire en C1 (au lieu de 25) dans le cadre du fair-play financier. Juste, injuste, je vous laisse juger, a balayé Al-Khelaïfi, refusant de polémiquer à ce sujet ou de s’arrêter sur cette punition. Nous, on a signé avec l’UEFA. On continue notre projet. On veut aller très loin, gagner la Ligue des champions. Et personne ne nous arrêtera. Pas question donc de faire appel de cette sanction. Nous sommes des pacifistes !, a plaisanté le dirigeant qatari. Je ne veux pas d’ennemis. Le PSG est très important pour l’UEFA. Avec le club, la valeur de la Ligue des champions augmente, les droits télé montent. J’espère que l’UEFA reconnaîtra cela parce que le PSG travaille pour l’UEFA. On travaille pour le foot français mais aussi européen. Quant à un éventuel appel d’un autre club pour demander une sanction plus sévère, Al-Khelaïfi se veut quelque peu menaçant : Certains sont peut-être un peu jaloux. Les clubs ont cinq jours pour faire appel des décisions de l’UEFA à notre égard. Je ne pense pas qu’un club fera appel contre nous. Si cela arrive, on regardera de qui il s’agit.

Un mercato sans limite
Malgré cette sanction de l’UEFA, le PSG n’a pas l’intention de se montrer discret sur le marché des transferts. On achètera les joueurs que l’on veut, a prévenu Al-Khelaïfi. On a déjà une grande équipe. Il n’y a pas de besoins énormes. Je vais rencontrer Laurent Blanc en début de semaine pour en discuter, même si on l’a déjà fait. Avec lui, on a établi quelques profils de stars qui nous intéressent. Personne ne nous arrêtera, je vous le redis. On achètera qui on veut. Comment ? C’est notre affaire. Il s’est également montré ferme concernant l’avenir d’Edinson Cavani, annoncé comme partant car mécontent d’être aligné comme ailier droit. Il ne partira pas, a affirmé le président du PSG, flou concernant le retour de Leonardo dans l’organigramme du club : Leo a fait un très bon travail au PSG pendant deux ans. On ne se précipite pas aujourd’hui pour recruter un directeur sportif. On réfléchit, on a le temps. On est très content de la saison que l’on vient de vivre et du système mis en place. Qu’on se le dise : le PSG a toujours de l’appétit et risque d’être encore l’un des acteurs du mercato cet été.