Après une 36e journée complètement folle qui a vu l’Atletico tomber à Levante et le Barça et le Real concéder le nul à la maison, le trône de Liga est plus que jamais disputé. Etat des lieux à deux semaines du terme d’une saison exceptionnelle.

Difficile de savoir qui sera sacré champion d’Espagne cette année. Difficile également de s’y retrouver dans les calculs d’apothicaire que les protagonistes de cette tragédie nous obligent à faire. Formes et méformes, matchs en retard, différence de buts particulière… À deux journées de la fin, la Liga est tout sauf pliée. Ce championnat que beaucoup disaient dénués de suspense et promise aux deux mastodontes barcelonais et madrilènes depuis une décennie est devenu, en l’espace de quelques mois, le plus attractif et le plus disputé.

La faute à un Atletico Madrid qui est venu dissiper les certitudes au fil des semaines, partageant le haut de l’affiche avec Blaugrana et Merengue et occupant toujours la tête à deux journées du terme. Premier enseignement de ce week-end espagnol : malgré leur défaite à Levante (0-2), les Colchoneros sont toujours maîtres de leur destin et seront sacrés s’ils remportent leurs deux derniers matchs.

Des géants aux pieds d’argile

La faute aussi à un tandem Barça-Real incroyablement fébrile. Mis en échec par Getafe (2-2), le FC Barcelone s’est procuré un nombre incalculable d’occasions avant de craquer dans le temps additionnel, tandis que son rival madrilène assiégeait le but de Valence sans parvenir à décrocher la victoire (2-2). D’un côté, une fatigue générale et une saison à oublier. De l’autre, les démons d’un mental fragile qui ressurgissent au plus mauvais moment. Quoi qu’il en soit, l’Atletico mène toujours la danse. Les hommes de Simeone comptent trois points d’avance sur le Barça et cinq sur le Real Madrid, qui joue un match en retard capital sur le terrain de Valladolid mercredi.

Capital comme le but de Cristiano Ronaldo inscrit dans les derniers instants du match face à Valence. Au-delà de l’aspect zlatanesque de la réalisation, le Portugais permet aux Merengue de prendre un point qui pourrait compter en cette fin de saison. Grâce à cette petite mais précieuse unité arrachée dans les arrêts de jeu, le Real enlève en effet la possibilité au Barça d’être sacré si les Blaugrana venaient à remporter leurs deux derniers matchs. Le premier à Elche et le second contre… l’Atletico, qui finira devant son voisin madrilène en cas d’égalité, différence de buts particulière oblige. En attendant, si le Real venait à remporter son match en retard, les trois équipes se tiendraient en trois points à l’orée de la 37e journée. Un grain de sable sur une saison, un gouffre à l’arrivée.