Après son sacre de 2009, l’En Avant Guingamp a remporté sa deuxième Coupe de France en six ans en venant à bout de Rennes (2-0), dans une rencontre dominée de la tête et des épaules par les hommes de Jocelyn Gourvennec. Les Rennais, qui n’ont pas remporté le moindre trophée depuis 1971 n’ont jamais su se montrer à la hauteur de l’événement.

Rarement une finale de la Coupe de France ces dernières années aura autant été à sens unique. Sous les yeux de 80 000 Bretons, venus assister à cette finale entre Guingamp et Rennes, seuls les joueurs de l’EAG se seront montrés à la hauteur de l’évènement. Du début à la fin, les hommes de Jocelyn Gourvennec ont fait étal de leur supériorité, que ce soit dans les duels, mais aussi dans la maîtrise tactique et technique de la rencontre. Comme trop souvent cette saison, les Rennais n’ont jamais vraiment su quoi faire du ballon. Philippe Montanier, recruté en début de saison pour donner une identité de jeu au SRFC, avait l’occasion de sauver sa saison en ramenant, pour la première fois depuis 1971, un trophée en Ille-et-Vilaine. C’est donc manqué pour cette fois et il n’est pas certain que les limites de la patience du président Saint-Sernin n’aient pas été atteintes.

L’écart entre les deux équipes s’est fait ressentir dès les premières minutes de jeu. Après une double alerte, dans un premier temps de Beauvue, qui voyait sa tentative repoussée par Costil (7e), puis de Mandanne, qui manquait sa tête seul face aux cages (8e), c’est finalement l’inattendu Martins-Perreira qui profitait d’un cafouillage dans la surface rennaise pour propulser le ballon au fond des filets (1-0, 37e). Une ouverture du score plus que méritée, qui venait sanctionner une apathie de coéquipiers de Romain Alessandrini, à la limite de la faute professionnelle.

Et que dire de l’attitude de la défense rennaise, qui dès le retour de vestiaire laissait Mustapha Yatabaré reprendre tranquillement le ballon de la tête seul face au but ? Parfaitement servi par Steven Langil, l’international malien inscrivait le but du break (2-0, 46e) et assurait une fin de match tranquille à son équipe. Car les Rennais ne seront jamais montrés en mesure de réagir, offrant même de nombreuses possibilités de contres aux Guingampais, sans que cela n’ait cependant de répercussions au tableau d’affichage. Guingamp remporte donc sa deuxième Coupe de France en 6 ans, alors que le Stade Rennais peut toujours continuer à dépoussiérer sa salle des trophées.