Le club des Louves de Saint-Dié-des-Vosges (Ligue A féminine) a annoncé le licenciement immédiat de son entraîneneur Emmanuel Dumortier, visé par de graves accusations d’insultes sexistes et à caractère sexuel. Une décision prise après une enquête interne express déclenchée par des signalements des joueuses.
« Au regard des premiers éléments recueillis, le club a mis un terme définitif à toute collaboration avec Monsieur Dumortier », précise le communiqué officiel. L’entraîneur avait déjà été suspendu il y a trois semaines, suite aux premières plaintes publiques des volleyeuses, qui évoquent des faits répétés cette saison et auparavant.
Les accusations, également signalées la semaine dernière sur Signal-sports, la plateforme du ministère des Sports, portent sur des propos humiliants proférés à l’encontre des athlètes. La cellule de lutte contre les maltraitances de la Fédération française de volley-ball (FFVB) a ouvert une instruction parallèle pour éclaircir ces allégations sérieuses.
Saint-Dié, qui rappelle que « les procédures en cours se poursuivent » et que « la présomption d’innocence doit être respectée », veut tourner la page rapidement en pleine saison de Ligue A. Ce limogeage intervient dans un contexte de sensibilisation accrue aux violences verbales dans le sport féminin, où de telles affaires se multiplient. Les Louves, engluées dans le bas de tableau, devront rebondir sans leur coach historique, tandis que justice sportive et potentiellement pénale suivra son cours.
Reste à savoir si d’autres témoignages émergeront, dans un sport où la parole des joueuses se libère enfin face aux abus de pouvoir.
