L’équipe de France de volley-ball ne se rendra pas à Florence, en Italie, la semaine prochaine pour disputer le Final Six de la Ligue mondiale. Les Bleus se sont inclinés en Australie. Le titre se jouera la semaine prochaine entre le Brésil, la Russie, l’Iran, les Etats-Unis, l’Italie et l’Australie.

Vainqueur de la Belgique la veille, l’équipe de France a craqué samedi à Sydney face à l’Australie. Les Bleus ont été défaits en cinq manches 25-20, 22-25, 25-22, 23-25, 16-14.

Cette défaite est une grosse désillusion pour les hommes de Laurent Tillie, qui avaient toutes les cartes en mains pour intégrer la tournoi final pour la première fois depuis 2007. Qualifiés pour le Final Four après avoir décroché le plus grand nombre de victoires (10 succès en 12 matches) sur les 28 équipes en lice au départ de la compétition, avec deux défaites seulement contre l’Argentine et l’Allemagne, les Bleus avaient atterri en Australie dans le costume de favoris.

La France, impériale en demi-finale face à une Belgique balayée 3 sets à 0, semblait pouvoir passer le dernier obstacle australien, un adversaire surprise, dont la dernière apparition en Ligue mondiale datait de 1999, terminée à une anonyme 10e place. Mais dans une Olympic Park Arena de Sydney toute acquise à leur cause, les Australiens ont déjoué les pronostics.

Le six de base tricolore composé de Rouzier, Le Goff, Maréchal, Tillie, Toniutti et Grebennikov, maladroit dans les secteurs clefs du service et de la réception, a manqué son entame de match face à des Australiens très performants en défense, et a cédé facilement la première manche (25-20). Le deuxième acte a marqué un rebond des Bleus, qui prenaient d’entrée les commandes (6-2) puis creusaient l’écart (20-13) avant de contenir le retour des Volleyroos pour égaliser à une manche partout (25-22). Dans la troisième manche, les Français sont retombés dans leurs travers. Le pays-hôte n’en demandait pas tant et a saisi l’occasion pour reprendre l’avantage (25-22), bien aidé par son immense artilleur Thomas Edgar, meilleur marqueur du match (21 points).

Sur cette lancée, le quatrième set prenait une tournure identique pour des Bleus en plein doute et menés 7-10, mais Earvin Ngapeth a alors sonné la révolte pour arracher le tie-break (25-23). Ce 5e set décisif a ménagé le suspens jusqu’au bout, les deux équipes se tenant encore à 14-14, mais les Australiens ont finalement marqué les deux derniers points synonymes de billet pour l’Italie.