Après ses doubles succès en Corée du Sud puis au Japon, l’équipe de France garde le rythme: pour son premier match de Ligue Mondiale à la maison, elle a disposé de la République tchèque à Poitiers (25-15, 25-23, 25-11). Les Bleus ont désormais rendez-vous dimanche à Tourcoing pour poursuivre leur sans-faute dans la poule D.

Après une entame de Ligue mondiale réussie face aux atypiques équipes sud-coréenne et japonaise, Laurent Tillie attendait d’affronter une formation au style plus conventionnel et plus physique pour se faire une idée de la capacité de ses joueurs à répondre présent, le sélectionneur peut être satisfait: ces derniers ne baissent pas de rythme.

Face à la République Tchèque dans une salle Lawson-Body bondée et acquise à leur cause, les Bleus ont en effet une nouvelle fois impressionné, s’imposant pour la quatrième fois de suite sans perdre un set (ils n’en n’ont laissé qu’un en route lors du premier match en Corée). Un premier succès face aux Slaves rendu possible par un cocktail de bonne présence en réception, de qualité de service (5 aces à 0), de gros impact au block (8-4) et d’un alliage de génie et de force en attaque, symbolisé par un Earvin Ngapeth de feu et un Antonin Rouzier difficilement arrêtable (15 points chacun au total).

Ngapeth fait mal aux Tchèques

Pour ceux qui voulaient un peu de suspense, il faudra repasser car dans leur forme actuelle, les Bleus n’ont pas de rival dans cette poule D et les Tchèques s’en sont rapidement rendus compte. Un premier ace de Kevin Le Roux met la France dans le bon sens de la marche (3-1), Antonin Rouzier imite le futur central d’Ankara et donne encore plus de marge (6-2) aux Tricolores, avant une série de quatre blocks dont deux du capitaine Benjamin Toniutti (10-4) qui permettent aux hommes de Laurent Tillie de quasiment se mettre à l’abri. C’est le moment choisi par Earvin Ngapeth pour entrer à son tour dans l’arène, avec notamment un missile synonyme d’ace (14-7) et deux smashes fracassants qui mettent les Tchèques à genoux (22-12). Une attaque de Le Roux donne une première balle de set (24-14) à l’équipe de France et c’est Kevin Tillie qui conclut cette première manche (25-15).

Sonnés, les Tchèques tentent de réagir au deuxième set et après un énorme sauvetage de Ngapeth (3-2), ils parviennent à prendre l’avantage (4-5), avant de céder les commandes aux Tricolores emmenés par un Ngapeth dans tous les bons coups (8-7). Une bonne défense de Jenia Grebennikov dont Rouzier profite permet à la France de faire le premier break (12-10), écart qui passe à +3 après une mauvaise réception tchèque punie par Ngapeth (16-13) puis par un enchaînement smash-block de Le Roux (18-15). Les attaques de Rouzier font mal aux Slaves qui se mettent trop souvent à la faute au service pour parvenir à recoller, d’autant que Ngapeth reste intouchable en bout de filet. Deux points du joueur de Modène offrent une première balle de set à ses partenaires (24-21), l’intéressé se chargeant de conclure l’affaire sur la troisième (25-23).

Tillie: Un rouleau-compresseur

La perte de cette seconde manche fait mal aux visiteurs qui lâchent vite prise dans la troisième (6-2 puis 11-4), commettant beaucoup trop de fautes pour perturber leurs adversaires. Un énorme block de Ngapeth devant Konecny, son premier du match, met le feu à la salle et les Bleus à l’abri, la star tricolore enchaînant par un spike incontrôlable (15-5). Après un contre de Nicolas Le Goff, son troisième du match, l’écart passe à +11 (19-8), Ngapeth au centre profite d’un intervalle pour marquer son 15e point (22-10), déclenchant une ola dans Lawson-Body. D’un ace sur son premier ballon, Julien Lyneel s’invite à la fête, offrant une première balle de match (24-11), aussitôt convertie d’une subtile déviation par le capitaine Toniutti (25-11).

Les Bleus peuvent alors partager un moment de belle communion avec leur public et recevoir les louanges de Laurent Tillie, au micro de beIN Sports 1: On a vu une équipe de France appliquée, dans le respect des consignes, qui a été bonne dans tous les compartiments du jeu en donnant le sentiment d’être un rouleau-compresseur. C’est désormais Tourcoing qui attend dimanche ce groupe actuellement intouchable.

FFVB