Novak Djokovic ne se fait aucune illusion sur la nature du défi qui l’attend face à la nouvelle garde menée par Alcaraz et Sinner.
Le Serbe, lucide sur ses 37 ans, livre une analyse pragmatique de cette lutte face à la nouvelle génération : « Quand je suis en forme, quand je joue mon meilleur tennis, je pense que je peux battre les deux. Mais je dois me battre énormément et pousser mon corps à la limite pour arriver à ce stade, et ensuite… tu sens que c’est un combat injuste, parce que tu entres avec un réservoir à moitié vide, alors qu’eux entrent avec un plein, parce que la biologie est ainsi », confie-t-il dans des propos rapportés par SportKlub.
Cette fois pourtant, l’ancien numéro 1 mondial aborde cette demi-finale new-yorkaise dans de meilleures dispositions qu’à Wimbledon ou en Australie. « J’ai eu deux jours de repos, je n’ai pas de grosse blessure… Bien sûr, il y a toujours quelque chose, chaque match amène de petites douleurs. Mais c’est une grande différence par rapport à Wimbledon et à l’Australie, où j’étais blessé en entrant en demi-finales », précise-t-il. Conscient de son statut d’outsider face à un Alcaraz étincelant, Djokovic assume pleinement son rôle de trouble-fête : « Les gens peuvent prédire, il est favori et il joue magnifiquement bien, Sinner aussi. Mais je vais essayer de leur compliquer la tâche. C’est pour ces matchs-là que je continue à jouer : avoir l’occasion de battre les meilleurs du monde dans les phases finales d’un Grand Chelem. »

