Battu en demi-finale de Roland-Garros, Novak Djokovic est revenu sur cette défaite avant même de débuter sa saison sur herbes. Il parle aussi des conditions difficiles rencontrée lors sa demi-finale contre Dominic Thiem.

 

Vous jouiez ici pour un quatrième titre du Grand Chelem d’affilée. La déception doit être grande ? 

“Il y a toujours un énorme enjeu quand vous êtes un des meilleurs joueurs du monde et que vous jouez dans les plus gros tournois. Il n’y a rien de différent cette fois-ci.” 

Que vous a-t-il manqué dans ce match ?

“D’abord félicitations à Dominic. Il a très bien joué, surtout dans les moments importants. Il a réussi à me faire jouer un coup de plus à la fin du match. Il a joué juste et m’a placé dans des situations inconfortables pour s’ouvrir le court et finir l’échange avec un coup gagnant, comme sur la balle de match. Je ne pense pas avoir fait beaucoup d’erreurs pour être honnête dans ce tournoi. Ce match avait de grandes chances d’être compliqué car Dominic est un super joueur, spécialement sur terre. Ce genre de match se joue à un ou deux points”.

Les conditions, avec beaucoup de vent vendredi mais aussi encore un peu aujourd’hui vous ont-elles gênées ? 

“Evidemment, quand on joue dans des conditions proches de celle d’un ouragan, c’est difficile de jouer votre meilleur tennis. C’est vraiment proche de la survie dans ces conditions, essayer de garder son service et de renvoyer une fois de plus que votre adversaire la balle dans le court. Ca ressemblait à ça hier pour être honnête. J’ai bien joué je pense la plupart du temps lors de cette saison sur terre. Et ici je n’ai pas perdu un set avant les demies. Je ne veux pas pointer quelque chose ou chercher d’excuse pour cette défaite. Il a gagné, bien joué à lui.”

Aviez-vous déjà joué dans ces conditions ?

“Sans doute les pires conditions que j’ai jamais connues. Ca je vous l’assure”.

Pensez-vous qu’il devrait y avoir une limite à fixer pour arrêter un match avec un tel vent ?

“Il n’y a pas de règles. C’est ce que j’ai expliqué hier sur le court dans le premier set quand j’ai appelé le superviseur. Il est venu et m’a dit que tant qu’il n’y avait d’objets volant sur le court, on jouait. Je ne savais pas qu’un parapluie n’était pas un objet volant, comme j’en ai vu voler dans le premier jeu du match. Mais c’est leur décision. J’imagine qu’ils connaissent mieux le tennis”.

Pensez-vous jouer avant Wimbledon ?

“Je ne sais pas. Pour être honnête, vraiment, je ne sais pas.”

Propos recueillis en conférence de presse