Sous un soleil monégasque chargé de souvenirs, Stan Wawrinka a tiré sa révérence dès le premier tour du Masters 1000 de Monte-Carlo. Battu par l’Argentin Sebastián Báez, le triple champion du Grand Chelem quitte son tournoi fétiche, douze ans après y avoir écrit l’une des plus belles pages de sa carrière.
Il y avait dans l’air du court Rainier-III une émotion que les chiffres ne peuvent traduire. À 41 ans, Stan Wawrinka a perdu, oui, mais surtout émue. Douze ans après son triomphe face à Roger Federer, le Suisse a retrouvé cette terre de Monte-Carlo comme on retrouve un ami d’enfance, avec tendresse et nostalgie. Ses revers, toujours incisifs, ont encore claqué dans l’écrin du Rocher avant que Sebastián Báez ne mette un terme à ce dernier chapitre (7-5, 7-5). “Je joue pour vivre des émotions comme celles-là”, a confié Wawrinka, les yeux brillants, après un hommage chargé de respect.
Dans un ultime sursaut, le vétéran s’est offert une remontée folle pour repousser l’inévitable, quatre jeux d’affilée pour rappeler au public qui il fut : la beauté d’un jeu à contre-courant, forgé sur la force mentale et la passion. L’adieu est tombé comme une évidence, presque doux. Monte-Carlo restera le lieu où il aura touché le sommet — son unique Masters 1000, remporté contre Federer en 2014. Avant de tourner définitivement la page, Wawrinka rêve encore de Barcelone, Rome, Genève… et peut-être Roland-Garros. Pour un dernier frisson, avant que le rideau ne tombe à Bâle.
