Improbable comparaison, et pourtant ! Le joueur suisse Stan Wawrinka a expliqué lors d’un entretien à La Tribune de Genève qu’une victoire avait le même effet sur lui que de la drogue.

Au bout du compte, vous avez un palmarès exceptionnel, une fortune considérable et un corps usé. Après quoi courez-vous encore ? Un titre. Si possible un grand titre” a-t-il déclaré avant de continuer ses explications. Car pour lui, ce n’est pas pour le palmarès que les joueurs de tennis continuent la compétition, mais bel et bien pour les émotions ressenties. “Un titre, c’est un peu une drogue. D’ailleurs, j’ai eu de violents “backtrips” après mes victoires en Grand Chelem, une fois que l’adrénaline est retombée et que je me suis retrouvé seul chez moi. Cela fait un vide terrible. Je sais que quand j’arrêterai la compétition, ce sera dur. Je connaîtrai d’autres émotions mais, sans vouloir vexer personne, les sensations que procure le haut niveau n’existent pas ailleurs. Les entraînements, toutes ces journées où tu te fais mal en sachant que tu prépares peut-être un grand coup, sont une drogue. Il est difficile d’arrêter“.