Un mois après la sortie remarquée de Coco Gauff sur le manque d’intimité dans les stades, le WTA 250 d’Austin a annoncé mercredi la création d’une “rage room” dédiée aux joueuses. Une première sur le circuit pour évacuer la frustration… loin des caméras.
Casser pour mieux repartir ? Le tournoi d’Austin innove en mettant à disposition des joueuses une “rage room”, un espace fermé et sécurisé où elles peuvent libérer la pression après un match tendu. Raquettes à fracasser, balles à envoyer contre les murs, cris sans micro indiscret : tout est pensé pour permettre aux compétitrices d’exprimer leur frustration sans risquer qu’une scène captée à chaud ne fasse le tour des réseaux sociaux. Une initiative inédite dans un circuit où chaque geste est scruté.
Cette décision intervient un mois après la plainte publique de Coco Gauff, qui dénonçait le manque d’intimité dans certaines enceintes, pointant des caméras jugées trop intrusives. À Austin, les organisateurs ont voulu répondre concrètement à ces préoccupations, en offrant un espace à l’abri des regards. Au-delà de l’aspect insolite, cette “rage room” pose une question plus large : le tennis professionnel doit-il mieux protéger les émotions de ses stars à l’ère de l’hyper-médiatisation ?
