À 39 ans, Gaël Monfils entame sa tournée d’adieux avec une étape américaine qu’il chérit comme un second foyer. Entre souvenirs enflammés et retour en forme, le Français savoure une « sublime énergie » qui l’a porté depuis ses débuts.
Los Angeles, 28 février 2026 — Gaël Monfils retrouve les États-Unis ce dimanche avec l’appétit d’un enfant qui retourne chez lui. À 39 ans, en pleine tournée d’adieux, le vétéran français n’a que des superlatifs pour décrire ce pays qui l’a vu briller, vibrer et parfois tomber. « Les fans américains me font un super accueil, avec une sublime énergie », confie-t-il à l’AFP. Une énergie qui a compté dans sa carrière, de l’Orange Bowl juvénile à l’US Open adulte.
Après une victoire encourageante à Acapulco contre Damir Dzumhur — sa première depuis Wimbledon 2025 —, Monfils a cédé face à Valentin Vacherot. Mais le showman est de retour, guéri d’un pied récalcitrant qui l’a handicapé depuis Chengdu. Prochaines étapes : l’exhibition MGM Slam à Las Vegas avec Taylor Fritz, Nick Kyrgios et Joao Fonseca, puis Indian Wells sur invitation.
De la NBA au « Big Three » : une idylle transatlantique
Fan inconditionnel de basket, Monfils a découvert l’Amérique au fil des courts et des stades. « J’ai pu voir la NBA, la NFL, la NHL », se souvient-il, ému par le retrait du maillot de Tim Duncan à San Antonio en 2016 — un « moment très fort » — et les exploits de Victor Wembanyama.
Sur 13 titres ATP en 22 ans, un seul est américain : Washington 2016, conquis face à Ivo Karlovic. « Un tournoi gagné par Noah, Ashe… J’étais à mon pic », sourit-il, après une finale perdue en 2011. Mais c’est l’US Open qui cristallise ses souvenirs les plus fous. Demi-finale en 2016 contre Djokovic (« ma bête noire »), quarts contre Federer en 2014 avec deux balles de match, huitièmes face à Nadal en 2009. « J’ai joué les trois fantastiques là-bas, en session nocturne, avec une ambiance dingue. Même mon premier tour en 2003 contre Novak, perdu en cinq sets : c’était fou. »
L’an passé encore, il avait enflammé Indian Wells contre Grigor Dimitrov. « Ce ne sont que des super souvenirs », conclut-il, prêt à offrir un dernier spectacle.
Dans cette saison de retraite, les États-Unis incarnent l’essence de Monfils : spectacle, passion, résilience. Un public qui l’a toujours porté, et qu’il portera une dernière fois vers l’apothéose.


