Sous le vent capricieux d’Oeiras, près de Lisbonne, la France a brillamment validé son ticket pour les barrages de la Billie Jean King Cup, ce samedi, en dominant la Serbie (2-0).
Pour la première d’Alizé Cornet en tant que capitaine, les Bleues ont parfaitement répondu à l’enjeu : rejoindre la phase qualificative de novembre, synonyme d’un possible retour dans l’élite mondiale du tennis féminin.
Privée de ses deux meilleures têtes d’affiche, Loïs Boisson et Varvara Gracheva, toutes deux blessées, l’équipe tricolore a su s’appuyer sur sa jeunesse et sa détermination. Déjà sous pression après la défaite contre la Hongrie vendredi, une nouvelle contre-performance aurait condamné la France à une année supplémentaire en deuxième division. Les tricolores ont donc joué avec le cœur.
Deux joueuses novices dans la compétition ont été héroïques. Sarah Rakotomanga, 136e mondiale, a remporté un marathon épique face à Teodora Kostovic (3-6, 7-6 [7/5], 6-2), sauvant deux balles de match avant de s’imposer après plus de trois heures d’effort. Ensuite, Elsa Jacquemot (59e) a scellé la qualification en venant à bout de Lola Radivojevic (145e) au terme d’une bataille de 2h14 (6-4, 4-6, 6-3).
Grâce à cette victoire, les Bleues rejoignent la Suède et la Hongrie parmi les nations européennes qualifiées à Oeiras. Mi-novembre, elles disputeront un barrage d’accession au meilleur des cinq rencontres, à domicile ou en déplacement. Un rendez-vous crucial pour retrouver la première division mondiale, composée de 14 pays, que la France avait quittée en 2024.
Alizé Cornet ne pouvait rêver meilleur début en tant que capitaine : une victoire fondatrice et prometteuse pour l’avenir du tennis féminin tricolore.

