Qualifié pour les huitièmes de finale de l’Open d’Australie, Lucas Pouille est revenu sur sa belle victoire face à Alexei Popyrin. Le tricolore s’impose en 5 sets et se satisfait de son niveau de jeu actuel.

 

Que s’est-il passé à partir du troisième set ?

“Mentalement, dans l’attitude, c’était parfait jusqu’à la perte du troisième set. Même dans le tie-break, je suis là, je suis vraiment dedans. Puis je fais quelques fautes, je le perds et je m’agace un peu, parce que j’ai l’impression que ce set était pour moi. A 4-0 dans le tie-break, je dois serrer un peu plus le jeu et être encore plus concentré. Inconsciemment, je me projette peut-être un peu. Après, il revient, le public s’en mêle, c’est difficile de rester concentré. A la fin du quatrième set, je suis sorti (du court) pour essayer d’évacuer un peu.”

Vous-êtes vous fait peur ?

“Je vous le confirme, je n’étais pas serein quand je suis allé aux vestiaires. Beaucoup de pensées passaient dans ma tête. Le match contre Gaël (Monfils, perdu en cinq sets après avoir mené deux sets à zéro au premier tour en 2015) m’est revenu en pleine face, je me suis dit ça y est, ça va être la même chose… Finalement j’ai réussi à passer outre et à repartir comme si c’était un nouveau match. Je suis très content d’avoir réussi à trouver la solution.”

Que retenez-vous de ce match ?

“Je le gagne au mental en réussissant à retrouver du positif alors que pendant un set, c’est compliqué. Ces matches-là, je les perdais (la saison dernière). C’est bien de le gagner. Ca me donne beaucoup de confiance. Ca me rassure encore sur ma forme physique, je ne me sentais pas fatigué du tout, je n’avais aucun signe de fatigue dans les jambes, c’est très positif. Je suis en deuxième semaine et c’est plutôt vraiment pas mal en termes de niveau de jeu. J’ai réussi à aborder mes trois matches de la même manière : j’ai gardé le niveau de stress assez bas et j’ai réussi à mettre des choses en place sur le court. On a beaucoup bossé, le travail paie un peu à court terme, mais on va essayer d’aller encore plus loin.”

Propos recueillis en conférence de presse.