La 53e édition des Championnats du monde de tennis de table s’est refermée à Suzhou (Chine). Malgré la performance d’Emmanuel Lebesson et de Simon Gauzy, les Français, toutes catégories confondues, sont restés à leur place. Habituée des podiums internationaux, l’équipe nationale de Chine a consolidé sa domination dans la discipline en s’octroyant l’intégralité des titres mis en jeu à domicile.

Les prétentions tricolores n’étaient pas les mêmes que leur homologue chinois avant le début de la compétition. Les Français ne sont pourtant pas passés très loin de ramener une médaille de Chine. En double messieurs, la paire Simon Gauzy/Emmanuel Lebesson s’est payée le luxe de sortir les champions du monde en titre au stade des 16èmes de finale. Emoussés, les deux Français ont échoué à la belle en 8èmes de finale contre un solide double brésilien.

Des regrets, les Bleus ne peuvent pas en avoir en simple : aucun d’eux n’a été en mesure de franchir le cap des 32èmes de finale. Enfin, le double mixte a constitué la grande attraction du début de compétition. Prometteuse, l’association entre la Chinoise Chen Meng et le Français Emmanuel Lebesson a été stoppée prématurément contre une paire chinoise malgré une belle résistance.

C’est un bilan mitigé mais on est sur la bonne voie, estime Patrick Chila, entraîneur de l’équipe de France masculine. Nos meilleures chances se trouvaient en double mixte avec Emmanuel Lebesson associé à Chen Meng et en double messieurs avec Emmanuel Lebesson et Simon Gauzy. Ça s’est confirmé en double messieurs avec une très belle victoire sur les champions du monde sortant. Le match contre les Brésiliens me reste encore un peu en travers de la gorge. Le côté positif, c’est qu’une bonne paire de double est née. Aux championnats du Monde c’’st encore un peu difficile mais en Europe on a nos cartes à jouer.

Au palmarès des Mondiaux, la Coréenne Yang Haeun fait figure d’exception : elle est la seule joueuse à avoir décroché un titre mondial sans jouer sous le maillot chinois. Ou plutôt sans jouer uniquement sous le maillot chinois. Associée à Xu Xin, Chinois et n°2 mondial, la Coréenne connaît le privilège exclusif de quitter la Chine avec de l’or autour du cou. Car en simple messieurs et simple dames, les championnats du monde ont tourné en véritables démonstrations de force de la part des pongistes du pays hôte : les demi-finales des deux tableaux de simple n’ont mis aux prises que des Chinois. Chez les dames, Ding Ning s’est couverte d’or pour la deuxième fois en simple après Rotterdam en 2011.

Une consécration qui fuyait le Chinois Ma Long depuis de nombreuses années. Après trois médailles de bronze en 2009, 2011 et 2013, le n°1 mondial est enfin parvenu à accrocher une compétition majeure à son tableau de chasse. Son titre qui permet également à la Chine de rester invaincue en simple messieurs depuis 2003, soit six éditions. Les dames font encore mieux : le titre de Ding Ning est le onzième sacre consécutif pour une Chinoise. Les paires Zhang Jike/Xu Xin et Liu Shiwen/Zhu Yuling complètent la razzia chinoise en décrochant les médailles d’or en double messieurs et double dames.