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Téléphérique à l’arrêt, routes saturées : Cortina sous tension avant les JO

2026, Cortina D'ampezzo - Photo by Icon Sport

À quelques jours de l’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, l’envers du décor inquiète déjà. Entre un téléphérique stratégique toujours à l’arrêt, des risques géologiques sérieux et une logistique bricolée en urgence, Cortina d’Ampezzo avance sur un fil. Sur le terrain, les signaux d’alerte s’accumulent.

À deux pas du coup d’envoi des JO de Milan-Cortina, ce 6 février, le téléphérique censé hisser des milliers de spectateurs jusqu’aux pistes de ski alpin patine encore sévère. En cause : une faille géologique de 30 mètres, repérée fin août dernier au pied d’un pylône, et des risques de glissements de terrain qui donnent franchement des sueurs froides. Résultat, cette télécabine clé reste au garage. Les billets, eux, ont été rationnés pour tenter de juguler la saturation des routes — Cortina est magnifique, mais sans gare fonctionnelle, ça se transforme vite en goulot d’étranglement.

Face à l’urgence, les organisateurs ont dû bricoler sec. Les 200 000 spectateurs attendus pour le ski alpin féminin ? Rabotés de 15 %, histoire d’éviter l’embouteillage monstre sur des routes étroites et des navettes déjà au bout du rouleau. Et ce n’est pas tout : ils ont carrément négocié la fermeture des écoles locales les 10, 11 et 12 février pour réquisitionner les bus scolaires et les transformer en navettes d’urgence. Pour avoir couvert assez d’événements alpins, ce genre de rustine sent clairement le plan B — même si, officiellement, personne ne parle de panique.

Reste une grosse inconnue : le téléphérique ouvrira-t-il le 8 février, jour des premières descentes ? Le patron des opérations évoque un retard possible de quinze jours, tout en promettant un plan de secours béton pour la sécurité et la circulation : parkings imposés, navettes obligatoires, circulation verrouillée. Au 4 et 5 février, les grues tournaient encore, sans feu vert clair. Les Jeux, eux, avancent coûte que coûte : épreuves maintenues, affluence allégée, logistique en mode survie. Quant aux chiffres sur l’impact réel, ils se contredisent déjà. Une chose est sûre : le dossier mérite d’être suivi de très près, depuis le terrain.

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