« Tant qu’il y aura une chance, j’essaierai. » Tout est dit. Surtout son état d’esprit à quelques semaines des Jeux d’hiver de Milano-Cortina. À 41 ans, avec un genou meurtri et un corps qui a déjà tant donné, l’Américaine refuse l’idée même de renoncer. Elle l’a confirmé à Cortina d’Ampezzo qu’elle sera bien au départ de la descente olympique. La plus rapide. La plus brutale aussi. Celle qui ne pardonne rien, ni aux imprécisions, ni aux corps fatigués.
Sauf que Vonn ne vient pas seulement pour cocher une case symbolique. Elle l’a dit, presque comme si c’était évident : il y aura aussi le super-G, cette discipline entre deux mondes, où la vitesse se mêle à la lecture fine du terrain. Et peut-être la combinée. Peut-être. Le mot revient souvent ces jours-ci. On ne sait pas encore comment son genou tiendra sur la durée, ni si les sensations suivront quand les pistes se durciront et que la pression montera. Les chiffres médicaux rassurent à moitié, les avis se contredisent parfois, et dans le paddock, personne ne prétend vraiment savoir.
Et pourtant, sur place, difficile d’ignorer ce que sa présence provoque. Vonn au départ, même diminuée, ça change l’atmosphère. Les regards se tournent, les conversations s’arrêtent un instant. Elle ne promet rien, elle n’annonce pas de médaille, elle ne vend pas de miracle. Juste une tentative. Être là. Se lancer. Et dans un sport où la frontière entre courage et déraison est parfois mince, ce choix-là, qu’on l’admire ou qu’on le discute, est déjà devenu l’un des récits les plus suivis de ces Jeux.
“As long as there is a chance, I will try.”@LindseyVonn is determined to compete at @milanocortina26 #Olympics pic.twitter.com/Xj808fYT0a
— The Olympic Games (@Olympics) February 3, 2026
