Les Jeux de Milan-Cortina entrent dans une nouvelle dimension ce jeudi, avec l’apparition historique du ski-alpinisme au programme olympique. En parallèle, l’Américaine Alysa Liu affrontera la redoutable armada japonaise en patinage artistique, tandis que le hockey féminin se prépare à un nouvel épisode du duel Canada–États-Unis.
Le ski-alpinisme entre dans l’histoire
Après les dernières descentes de ski alpin à Bormio, la mythique Stelvio se transforme pour accueillir une discipline inédite : le ski-alpinisme. Longtemps cantonné aux montagnes confidentielles, ce sport fait enfin son entrée aux Jeux olympiques. Jeudi, les sprints hommes et femmes lanceront la compétition, avant le relais mixte prévu samedi.
Le principe est simple mais exigeant : gravir environ 70 mètres de dénivelé le plus rapidement possible, skis aux pieds, avant une portion de portage puis une descente express. Le tout bouclé en trois minutes d’un effort d’une intensité rare. Les transitions, lorsqu’il faut ôter les peaux de phoque pour passer en mode descente, ajoutent au caractère spectaculaire d’une épreuve pensée pour la télévision.
La France compte sur ses deux figures de proue, Emily Harrop et Thibault Anselmet, pour briller dans cette première historique. « C’est un moment unique pour notre discipline. Être ici, c’est une chance, peut-être la seule de notre carrière », confie Harrop, quadruple vainqueure du classement général de la Coupe du monde et grande favorite pour l’or.
Alysa Liu face à la vague japonaise
Sur la glace, Alysa Liu s’avance au milieu d’une meute japonaise impressionnante. Troisième après le programme court, la championne du monde américaine reste à seulement 2,12 points d’Ami Nakai, la jeune sensation nippone de 16 ans, qui devance sa compatriote Kaori Sakamoto. La Japonaise Mone Chiba complète le quatuor de tête.
Placée sous pression, Liu refuse toutefois de céder au jeu des comparaisons. « Je ne me concentre pas sur les autres. Mon objectif est simplement de présenter mon programme et de raconter mon histoire », a-t-elle déclaré avec sérénité. Miraculée du sport, la Californienne avait mis fin à sa carrière à 16 ans, épuisée par la compétition, avant de revenir à la faveur d’une passion retrouvée.
Les États-Unis, privés de titre olympique féminin depuis Sarah Hughes à Salt Lake City en 2002, peuvent rêver d’un retour au sommet si Liu parvient à trouver l’inspiration dans le programme libre.
Hockey féminin : l’éternel duel nord-américain
Et comme un refrain olympique, la finale de hockey féminin opposera une nouvelle fois le Canada et les États-Unis. Pour la cinquième fois de suite depuis 2010, le titre se jouera entre les deux géants nord-américains, qui dominent la discipline sans partage depuis plus de vingt ans.
Si le Canada mène 3 victoires à 2 dans leurs confrontations en finale depuis 2002, les dernières données plaident pour les Américaines. En phase de groupes à Milan, elles ont humilié les Canadiennes 5-0, un revers cuisant que l’équipe à la feuille d’érable rêve de venger. L’or olympique se décidera une fois encore sur cette rivalité mythique, la plus intense du hockey mondial.

