Le patineur girondin a terminé à la quatrième place du 10 000 m, échouant de peu à offrir à la France sa première breloque olympique dans la discipline. Le Tchèque Matodej Jilek s’offre l’or.
C’est ce qu’on appelle la place la plus cruelle. Engagé dans la dernière série face au nouveau roi du 5 000 m, le Norvégien Sander Eitrem, Timothy Loubineaud a longtemps lutté contre le chronomètre et la douleur sur l’anneau de Rho. Mais avec un temps de 12 min 44 sec 20, le Français doit se contenter de la quatrième place, au pied d’un podium dominé par Matodej Jilek, suivi du Polonais Semirunniy et de l’inoxydable Néerlandais Jorrit Bergsma.
La fin d’un rêve de revanche
Pour celui que l’on surnomme « Timmy Tempo », cette issue laisse un goût d’inachevé. Déjà cinquième sur le 5 000 m dimanche dernier, le policier du bassin d’Arcachon espérait transformer son récent statut de sérieux prétendant en réalité métallique.
Il faut dire que sa saison laissait présager un exploit :
- Novembre 2025 : Il bat brièvement le record du monde du 5 000 m.
- Circuit mondial : Il signe son premier podium à Heerenveen.
- Record national : Il détient la marque de référence française en 12 min 36 sec 61.
L’héritage du roller
À 29 ans, Loubineaud incarne cette génération de patineurs tricolores venus du roller, capables de bousculer la hiérarchie mondiale sur la glace. S’il n’a pas réussi à effacer la déception de son record du monde perdu au profit d’Eitrem, il confirme sa place parmi l’élite absolue des fondeurs. La France attend toujours sa première médaille historique en patinage de vitesse, mais elle n’a jamais été aussi proche de la saisir.

