Ski-alpinisme : Thibault Anselmet pousse un coup de gueule

Il a décroché l’or olympique en relais mixte à Milan-Cortina. Il a ramené un bronze en sprint. Et pourtant, Thibault Anselmet est rentré de sa saison avec une frustration qui dépasse largement les podiums.

Le Français de 28 ans a pris la parole mardi auprès de l’AFP pour dénoncer publiquement les dérives de la Fédération internationale de ski-alpinisme (ISMF) — un acte rare dans un sport encore en quête de visibilité grand public.

Le déclencheur ? Les Championnats d’Europe organisés début mars en Azerbaïdjan, auxquels toute la délégation française n’a pu participer en raison du contexte géopolitique lié à la guerre au Moyen-Orient. Ces championnats comptaient pour le classement de Coupe du monde, et l’ISMF a choisi de ne prendre aucune mesure compensatoire. Résultat : Anselmet, qui visait un quatrième gros globe de cristal, a terminé troisième au classement général — pénalisé par des points qu’il n’a jamais eu la chance de grappiller.

Un problème d’équité qui interroge le modèle

« D’autres nations ont pu y aller », a-t-il souligné. Cette phrase résume l’injustice structurelle du problème : dans un sport olympique, valider un classement mondial en maintenant une épreuve inaccessible à certaines délégations pour des raisons de sécurité revient à rompre le pacte d’équité sur lequel repose toute compétition sportive légitime.

Ce n’est pas la première fois que des fédérations de sports émergents se trouvent dépassées par des crises géopolitiques. Mais depuis l’entrée du ski-alpinisme aux JO en 2026, le niveau d’exigence institutionnelle