50 km : Grand chelem pour Klæbo, triplé norvégien, Théo Schely au pied du podium

Ce samedi 21 février 2026 à Val di Fiemme, lors des Jeux Olympiques de Milan-Cortina, Johannes Høsflot Klæbo a réalisé l’impossible en remportant le 50 km mass-start classique, son sixième titre olympique en autant d’épreuves pour un grand chelem historique. La Norvège a imposé un triplé impitoyable sur cette épreuve-reine, tandis qu’un Français a frôlé le podium en se classant 4e.

Klæbo, roi absolu des JO

Malgré cinq courses déjà dans les jambes, Johannes Høsflot Klæbo a dompté le « marathon » du ski de fond sous un ciel clair à Tesero Cross-Country Stadium. Vainqueur en skiathlon, sprint classique, 10 km libre, relais et sprint par équipes, il boucle le sextuplé en or sur le 50 km, dépassant tous les records olympiques d’hiver avec dix titres au total. « Cela me paraît irréel », a déclaré le Norvégien de 29 ans, désormais seul maître du palmarès avec plus de médailles d’or que Bjørn Dæhlie ou Marit Bjørgen.

Domination norvégienne totale

Avec Klæbo en tête, Harald Østberg Amundsen et Martin Løwstrøm Nyenget ont complété le triplé norvégien, Emil Iversen en embuscade pour contrôler la course. Ce balayage podium souligne la suprématie scandinave aux JO 2026, après déjà cinq médailles d’or en ski de fond masculin, dans une épreuve tactique marquée par des attaques dans les montées du Val di Fiemme.

Le Français frôle la médaille

Théo Schely a signé la meilleure performance tricolore en 4e place, à quelques secondes seulement du bronze après un final haletant. Hugo Lapalus, déjà 5e en skiathlon, a suivi en 7e position, confirmant la montée en puissance des Bleus malgré l’absence de podium individuel sur cette distance mythique.

Une course au suspense olympique

Disputée en style classique sur 50 km départ groupé, l’épreuve a vu un peloton réduit à dix hommes mener la danse, avec la Norvège dictant le rythme dès les premiers tours. Desloges et Lapalus ont accroché le groupe de tête jusqu’aux 10 derniers km, avant que Klæbo ne porte l’estocade finale dans les descentes techniques. Devant 50 000 spectateurs en délire, cette course clôture en apothéose un ski de fond dominé par les Norvégiens.