À trois jours du déplacement décisif en Écosse, la France retient son souffle. Anthony Jelonch, indispensable troisième ligne du XV tricolore, a dû s’économiser à l’entraînement, visiblement gêné au mollet droit. Une alerte qui vient troubler la préparation des Bleus, encore invaincus dans ce Tournoi des Six Nations 2026.
L’ambiance était studieuse, presque tendue, mercredi matin à Marcoussis. Si tout le monde s’attendait à une séance collective rythmée, une absence a rapidement attiré les regards : celle d’Anthony Jelonch. Strappé au mollet droit, le Toulousain de 29 ans est resté en retrait pendant les quinze minutes ouvertes à la presse, observant ses coéquipiers sans participer aux exercices de mêlée.
Un casse-tête pour la troisième ligne
Ni Fabien Galthié ni son staff n’ont souhaité communiquer sur la nature exacte de la gêne du joueur. Mais cette mise à l’écart, à seulement trois jours du coup d’envoi face à l’Écosse, pourrait bien rebattre les cartes d’une troisième ligne pourtant bien installée depuis trois journées. Titulaire à chaque match dans un rôle de sentinelle au centre du pack, Jelonch incarne l’équilibre de cette équipe, mélange de puissance, d’expérience et de leadership discret.
Son absence, même temporaire, ouvre la porte à plusieurs scénarios. Le Montpelliérain Lenni Nouchi et le Lyonnais Mickaël Guillard se sont tour à tour essayés à son poste lors des séquences d’entraînement. Aucun ne semble cependant s’imposer comme une évidence pour endosser ce rôle stratégique de plaqueur-gratteur. De quoi prolonger le suspense autour de la composition pour samedi.
En deuxième ligne, le Toulonnais Charles Ollivon portait le numéro 4, associé à François Cros en troisième ligne avec le numéro 6. Une combinaison déjà connue du staff, expérimentée face à l’Irlande et au pays de Galles, où Galthié avait choisi de mixer puissance et mobilité en alignant des joueurs capables de couvrir plusieurs postes. Cette polyvalence pourrait à nouveau se révéler précieuse si Jelonch devait déclarer forfait.
Confiance intacte derrière
Si le pack suscite quelques interrogations, les lignes arrières offrent davantage de certitudes. La charnière Dupont-Jalibert reste intangible, tout comme la paire de centres bordelo-béglaise Moefana-Depoortere, particulièrement efficace depuis le début du Tournoi. À l’arrière, le triangle Bielle-Biarrey – Attissogbe – Ramos assure vitesse, précision et complémentarité, trois atouts qui donnent à la France des allures d’équipe en pleine maîtrise.
Le staff tricolore espère désormais que l’alerte de Jelonch n’est qu’un simple contretemps. Car à trois victoires en trois matchs, les Bleus tiennent un rendez-vous crucial à Murrayfield : celui d’un possible sacre dans ce Tournoi 2026. Et perdre leur capitaine de combat au moment d’affronter les Écossais serait, pour Galthié et ses hommes, un contretemps dont ils se passeraient bien.
