Top 14 : Toulouse trace sa route, Montpellier avance masqué, Toulon évite la rechute

Les contours du championnat se précisent. À l’issue de la 18e journée du Top 14, Toulouse fonce seul en tête, Montpellier s’affirme en dauphin inattendu, tandis que Toulon et Bayonne cherchent encore le bon tempo.

Le Stade Toulousain a déroulé. Face à un promu dépassé, Montauban, les triples champions de France en titre ont récité leur rugby (68-13), confirmant leur insolente régularité. Quatorze points d’avance désormais sur Montpellier, un écart qui symbolise la domination rouge et noire. En appui, le jeune Kalvin Gourgues, repositionné à l’arrière, a encore livré une prestation éblouissante avant de rejoindre les Bleus pour le déplacement en Écosse.

Montpellier s’affirme, Clermont accélère

Derrière, Montpellier s’impose comme l’invité surprise de la saison. Solides, réalistes, les hommes de Joan Caudullo ont surclassé le Racing 92 (41-17), aidés par un doublé d’Alexandre Bécognée et la botte chirurgicale de Domingo Miotti, auteur de 16 points. Le MHR, qui signe dix victoires sur ses douze derniers matchs, s’installe à une flatteuse deuxième place et s’impose, presque à son corps défendant, comme un prétendant crédible au titre.
En face, le Racing s’est accroché avant de céder, deux essais encaissés avant la pause brisant son élan. Les Franciliens, huitièmes, doivent désormais enclencher une série pour espérer revenir dans la course au top 6.

Clermont, de son côté, retrouve des couleurs. Les Auvergnats ont dominé des Bayonnais en pleine crise (38-15) dans le sillage d’un Harry Plummer étincelant, auteur de 18 points dont un essai. L’ASM, plus tranchante devant, a retrouvé son jeu de mouvement et de passes après contact. Troisième au classement provisoire, le club semble enfin stabilisé après un automne hésitant.

Bayonne cale, Toulon respire

Pour Bayonne, l’hiver est sans fin. Septième défaite consécutive en 2026 et une 12e place qui inquiète. « On se répète les choses toutes les semaines, mais rien ne change », a soufflé Baptiste Germain, lucide sur la fragilité de son groupe. Gérard Fraser, nouveau manager après l’éviction de Grégory Patat, tente de remettre de l’ordre, sans effet pour l’instant : l’Aviron encaisse encore, même si, petit progrès, il n’a pas pris quarante points cette fois.

Toulon, lui, avance pas à pas. En déplacement à Lyon, les Varois ont arraché un nul (13-13) au courage grâce à une pénalité longue distance de Melvyn Jaminet à cinq minutes du terme. Une bouffée d’air bienvenue pour un groupe secoué par l’absence de Pierre Mignoni, au repos forcé depuis la défaite contre Clermont. Avec ce partage des points, Toulon (7e, 45 pts) reste en embuscade, conscient que chaque unité comptera dans la bataille du sprint final.