Les barrages du Top 14 ont été fatales au Stade Toulousain et à Clermont. Mais plus que la première défaite à domicile des Clermontois depuis plus de quatre ans, c’est l’élimination de Toulouse qui a frappé les esprits. Pour la première fois depuis 1993, le club toulousain ne participera pas aux demi-finales. Etat des lieux.

Il n’y a rien à dire sur la victoire du Racing-Métro. Les Franciliens ont été supérieurs sur les fondamentaux du rugby, même si le Racing n’a pas marqué d’essai. Cette première élimination avant le dernier carré depuis 1994 est douloureuse. La série de Toulouse ne pouvait pas être éternelle. Mais à chaque début de saison, le nom de Toulouse était inscrit en demi-finale par les observateurs, comme une habitude. Toutefois, le club Rouge et Noir a laissé entrevoir cette saison les prémices d’une chute. Lors de la saison régulière, Toulouse a cravaché pour terminer dans les six premiers du Top 14.

Meilleure défense du championnat, Toulouse a été plombé par l’état de sa conquête, notamment en touche, et le manque de précision de ses buteurs. Des points noirs que le club compte corriger avec les arrivées de Neemia Tialata pour la mêlée et de Toby Flood pour marquer des points. Le recrutement toulousain devrait se poursuivre avec un talonneur. Le staff, en revanche, ne bougera pas. Guy Novès reste aux manettes avec Jean-Baptiste Elissalde et William Servat.

Plus gros budget du Top 14, Toulouse est toutefois confronté à la course à l’armement lancé par le RC Toulon, le Racing-Métro et Montpellier. Le club français le plus titré ne veut pas entrer dans la surenchère salariale et mise plus volontiers sur sa formation. Quitte à recruter étranger.

L’absence des internationaux, les blessures à répétition viennent s’ajouter à la liste noire de la saison toulousaine. Il n’y a aucune raison pour que le Stade Toulousain soit en demi-finale tous les ans, rappelle Guy Novès. Même les saisons où nous avons gagné des titres, ce fut très dur. Nous sommes parfois passés de justesse avec un peu de réussite.