Christophe Urios, manager du Castres Olympique, a jugé son équipe auprès de l’AFP. Avant la dernière journée, durant laquelle le CO affrontera Toulon, le manager a déclaré que son groupe était “plus fort que l’an passé”.

Le manager Christophe Urios a avoué que cette année, Castres avait pourtant beaucoup de mal à décrocher son ticket pour la phase finale. “On est attendu partout à cause de notre titre. Et j’ai comme le sentiment que tout le monde voulait que l’on ne se qualifie pas, notamment notre concurrence.” a-t-il déclaré avant d’ajouter : “Les dernières saisons, le champion a été en grande difficulté l’année d’après. Nous, on l’a bien intégré. D’ailleurs, notre début de championnat fait qu’on l’a vite soldé. On a gagné nos premiers matches, on a gagné à Toulouse (26-22) dans la foulée. J’ai trouvé que très vite les gars avaient envie de repartir au combat, envie de souffrir ensemble, de retravailler ensemble (…) Le groupe est plus fort. L’expérience de l’an dernier est importante. On a continué à bien progresser pendant la saison.

“Les joueurs se sont sentis un peu abandonnés”

Et puis, l’entraîneur est revenu sur son départ, la prochaine saison, vers Bordeaux. “Le groupe pensait que j’allais prendre une équipe nationale. Quand j’ai annoncé aux joueurs, le 17 novembre, que j’avais signé à Bordeaux, j’ai senti qu’ils étaient assez étonnés. Pourquoi Bordeaux alors que Castres, c’est mieux? C’était comme si les joueurs s’étaient sentis un peu abandonnés (…) Je ne sais pas si les joueurs m’en ont voulu. Je n’ai pas senti une cassure. Mais une relation un peu différente.

Enfin, Christophe Urios s’est dit confiant en ce qui concerne l’avenir de Castres. À la question “Castres peut-il être à nouveau champion de France ?“, il répond sans hésiter : “Oui! Je ne sais pas si on le sera. Il faut prendre les choses dans l’ordre. D’abord il faut se qualifier dans le Top 6. Après, un nouveau championnat démarrera. A trois matches, à deux pour certains. Mais on est prêt dans nos têtes. On est prêt dans notre état d’esprit. On est prêt physiquement. Je trouve que nous sommes prêts pour la fin de saison.