SFR Sport a recruté Philippe Saint-André comme consultant. La chaîne mise sur lui pour commenter les rencontres du championnat anglais de rugby. L’ancien sélectionneur du XV de France, après un long silence médiatique, se confie un an après une Coupe du monde 2015 manquée.

C’est un drôle de pied de nez. Philippe Saint-André endosse le costume de consultant à la télévision après avoir entretenu des rapports tendus avec l’univers médiatique du temps où il occupait le poste de sélectionneur du XV de France. Le rôle confié par SFR Sport est une opportunité de remettre un petit pied dans le rugby, dit-il dans Le Parisien. Il commente la Premiership, le championnat anglais qu’il connaît pour y avoir joué puis entraîné entre 1996 et 2009. Je suis pas un homme rancunier, répond Saint-André, à l’aube de sa nouvelle vie. J’ai vécu des moments exceptionnels en tant que joueur, entraîneur puis sélectionneur. Il y a aussi eu des moments plus difficiles et c’est la réalité du haut niveau.

Il revient sur le désastre de Cardiff et l’élimination historique en quart de finale face à la Nouvelle-Zélande (62-13). Celui qui a décliné des offres pour entraîner dans des pays étrangers constate que la Ligue nationale de rugby (LNR) et la Fédération française de rugby (FFR) ont adopté une douzaine des pistes qu’il évoquait dans son livre (NDLR : « Devoir d’inventaire », paru aux éditions Robert Laffont) pour améliorer la compétitivité du XV de Franc. C’est bien que l’équipe de France devienne à nouveau la priorité du rugby français, dit-il, en regrettant que le réveil intervienne après la branlée contre la Nouvelle-Zélande. J’aurais bien sûr voulu que ces décisions aient été prises quatre ou cinq ans auparavant. Les supporters du XV de France aussi sans doute…