Le directeur du rugby au Montpellier HR, Philippe Saint-André, a évoqué sa période de confinement dans les colonnes de L’Equipe. Pour lui, la population devient des soldats dans cette période de “guerre sanitaire”.

“En trois jours, je vois depuis chez moi que la couleur de la mer a déjà changé… À un moment donné, c’est une alerte pour se dire qu’on tire trop sur notre écosystème. Comme beaucoup disent, ça va peut-être renforcer notre solidarité, notre vue sur le monde. Et dès qu’on pourra rejouer, les gens auront envie de faire la fête, de se retrouver autour d’un stade, de renouer avec la convivialité. On avait l’impression que tout était dû et, là, on s’aperçoit que parfois il faut revenir à la source, à de vraies valeurs“, a indiqué le directeur du Montpellier HR.

Dans une période aussi difficile, ce n’est pas mal, ça fait réfléchir tout le monde. Il faut une solidarité sans faille et suivre les décisions du gouvernement. Il y a des chefs, des gens qui réfléchissent et prennent des décisions, alors si on est en guerre, on doit être des soldats. Soyons disciplinés sur les directives. (Il rit.) Je me suis rendu compte après avoir travaillé dix ans en Angleterre qu’on n’est pas du tout disciplinés. Au début, l’amende était de 35 euros quand on sortait sans autorisation. En vingt-quatre heures, elle est montée à 135 euros. C’est par l’oseille, le portefeuille, qu’on se discipline”, a indiqué PSA dans L’Equipe du jour.