Matmut Atlantique, futur stade de l’UBB ?

Pour revaloriser l’ancien stade des Girondins de Bordeaux, la ville envisage d’y jouer des matchs de rugby dès la saison prochaine.

La métropole de Bordeaux a officialisé ce vendredi un virage majeur dans la gestion du stade Matmut Atlantique. Confrontée à un déficit chronique depuis son inauguration en 2015, l’enceinte de 42 000 places sera placée en régie publique à compter du 1er août. Un accord a été trouvé avec son exploitant actuel, la Société Bordeaux Atlantique (SBA), filiale des groupes Vinci et Fayat, qui renonce à toute indemnité malgré un déficit cumulé estimé à 20 millions d’euros. La métropole récupère également les neuf salariés de SBA et ambitionne de réduire le coût annuel d’exploitation à 12 millions d’euros, tout en assumant un remboursement de 82 millions d’euros d’ici 2045.

Initialement construit pour l’Euro 2016 à hauteur de 310 millions d’euros sur 30 ans, le stade a été plombé par les difficultés sportives et économiques des Girondins de Bordeaux, relégués en National 2 et incapables de s’acquitter de leur loyer d’origine fixé à 4,7 millions d’euros par an. Ce montant devrait être réduit à un million d’euros pour la saison prochaine. Toutefois, la présidente de la métropole, Christine Bost, a fermement exprimé son refus d’un effacement massif des 19 millions d’euros de loyers impayés, évoquant la lettre d’engagement signée par Gérard Lopez, actuel propriétaire du club, pour garantir ces paiements.

En parallèle, la collectivité souhaite redonner vie au « stade Atlantique » – nouveau nom provisoire après la fin du contrat de naming avec Matmut – en l’ouvrant à d’autres disciplines. Des discussions sont en cours avec l’Union Bordeaux-Bègles pour accueillir des matchs de Top 14 et avec la Fédération française de rugby pour d’autres événements sportifs. « Je suis persuadée que la métropole sera en capacité de valoriser cet équipement », a affirmé Christine Bost, n’excluant pas, à terme, une vente du stade.