Même si pour l’instant on ne connait pas encore le pourquoi de la “faute grave”, Djibril Camara, 29 ans, a publié une lettre d’adieux sur son compte Facebook.

Il adresse cette lettre “aux amoureux du Stade français“. Puis il débute, par une phrase simple mais difficile à prononcer. “Voilà, c’est fini“, avant de continuer. “Parfois le destin, ou le hasard de la vie, fait que l’on doit quitter des personnes chères. Des personnelles essentielles, des personnes qui nous ont beaucoup donné. Vous, les supporters du Stade français, comptez parmi celles-là. Ce message d’au revoir est l’expression de mon émotion profonde, de ma gratitude. Le Stade français était pour moi bien plus qu’un club, il était ma famille, mon socle, mon envie de me dépasser. Ici, j’ai vécu des moments exceptionnels, j’y ai grandi et construit ma vie d’homme“. 

L’époque de l’insouciance

Arrivé à l’âge de 13 ans au club parisien, il continue. “J’étais encore un enfant. En 2006, avec une génération fabuleuse, nous avons été champion de France cadets. Dans ma tête se bousculent encore les images de joie, de bonheur et d’allégresse. C’était l’époque de l’insouciance. J’ai eu la chance de connaître l’équipe de France des moins de 18 ans, d’entrer au centre de formation du Stade français et de signer mon premier contrat professionnel. Je n’avais que 18 ans et des rêves plein la tête. Ces rêves, je les ai en partie accomplis. (…) Je mesure chaque jour la chance que j’ai eu de porter ce maillot avec des joueurs comme Christophe Dominici, Julien Dupuy, Mathieu Bastareaud, Juan Hernandez(…) A l’instant de partir, j’ai aussi une pensée émue pour Thomas Savare et Pierre Arnald. Ils ont été beaucoup critiqués, mais je peux vous assurer qu’ils ont toujours été bienveillants avec moi comme avec le club. Le titre de champion de France en 2015 restera à jamais gravé dans ma mémoire. Tout comme le titre européen en 2017. Merci à toi Gonzalo d’avoir pris la peine de me comprendre et d’avoir su tirer le meilleur de moi-même. J’aurais tellement aimé suivre les pas de Pierre Rabadan et faire toute ma carrière au Stade français. Hélas, ce n’est pas possible. Une autre aventure s’ouvre devant moi. Nous nous reverrons bientôt ici ou là, sur un terrain ou ailleurs. Je pars le cœur lourd, brisé. Mais mon sang est et restera toujours un peu rose.”