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Les supporters de Perpignan rejettent la venue du multi condamné Mohamed Haouas

La rumeur n’a pas traîné avant d’enflammer les réseaux. À Perpignan, l’idée d’un possible recrutement de Mohamed Haouas fait grincer des dents.

Plusieurs supporters de l’USAP ont exprimé leur opposition, allant jusqu’à lancer une pétition pour dissuader le club catalan de signer le pilier international, plusieurs fois condamné par la justice.

Tout est parti d’une information du Midi Olympique, dimanche soir, évoquant une offre de contrat longue durée transmise par Perpignan à Mohamed Haouas. L’international de 31 ans, 16 sélections avec le XV de France, aurait même demandé à être libéré de sa dernière année à Montpellier, où il n’a été utilisé qu’à huit reprises cette saison, dont deux titularisations seulement.

Quelques heures après cette révélation, un supporter a mis en ligne une pétition réclamant du président François Rivière qu’il renonce à cette piste. Le texte pointe « une inquiétude majeure » et estime qu’« accueillir un joueur au passé judiciaire aussi lourd reviendrait à banaliser des faits graves et à fragiliser l’image du club ». L’auteur appelle l’USAP à « rester fidèle à ses valeurs de respect, de responsabilité et d’exemplarité ».

En moins de 24 heures, la pétition a dépassé les 220 signatures. Sur les réseaux sociaux, les réactions se multiplient. « Pas de ça chez moi », écrit un internaute. « Haouas, c’est non », martèle un autre. L’ancien pilier de Montpellier et de Biarritz a en effet été condamné à plusieurs reprises pour violences, cambriolage et conduite en état d’ivresse, avant d’être rendu inéligible à la sélection nationale par la FFR en 2023.


Le passé judiciaire de Mohamed Haouas

Mohamed Haouas, pilier emblématique du rugby français passé par Montpellier, l’équipe de France et récemment Biarritz, affiche un passé judiciaire chargé qui freine sa carrière : condamné en 2022 à 18 mois de sursis pour cambriolages datant de 2014, il écope en 2023 d’un an de prison ferme (aménageable) pour violences conjugales après avoir frappé sa femme devant un supermarché, suivi de 18 mois dont 9 ferme pour violences aggravées en rixe ; plus récemment, en février 2025, trois mois de prison aménageables pour conduite en état d’ivresse (arrestation décembre 2024), entraînant sa mise à pied par Montpellier et l’éloignement de la FFR, avec des rumeurs de transfert à Perpignan compromises en janvier 2026 par des pétitions hostiles.

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