Capitaine de l’Equipe de France, Guilhem Guirado parle du match à venir face à l’Argentine en Coupe du Monde. Il répond aux questions.

Un scepticisme entoure votre capacité à aller loin. Quelles sont les raisons d’y croire ?

“Forcément (il y a du scepticisme), de part nos résultats qui ne sont quand même pas réguliers, mais qui montrent aussi de sacrées performances, ou de sacrés de bouts de matches ces derniers temps. Nous en tout cas on y croit, on s’est préparé pour y croire, on a travaillé très dur. On sait que le match de demain (samedi) va déterminer la suite de la compétition. On a montré de belles choses cet été, maintenant on a envie de le montrer pendant la compétition et surtout demain face à un adversaire plus coriace.”

Qu’attendez-vous de votre troisième et dernière Coupe du monde ?

“J’attends forcément énormément par rapport à ce qu’on vit depuis deux mois, en groupe. De bien commencer cette Coupe du monde avec ce premier match qu’on attend avec impatience depuis un an et demi ou deux ans qu’on sait qu’on va rencontrer l’Argentine. Après, de nourrir nos ambitions avec ce qu’on va faire sur le terrain. Pour l’instant on part de loin, mais on a énormément d’appétit. Profiter, savourer et surtout s’amuser avec les copains, la base de ce sport, il ne faut pas l’oublier.”

Les Argentins sont réputés pour jouer et se préparer avec passion, vous semblez davantage dans la retenue…

“(le niveau d’intensité) C’est déjà monté dans la semaine sur quelques entraînements, l’opposition (vendredi dernier contre Yamaha Jubilo) aussi. Ça monte au fil du temps et à l’approche du match. Demain je pense que l’ensemble du staff, et même Jeff (Poirot, à ses côtés) et moi, on va essayer de les faire monter. Mais je pense par expérience que ça ne sert à rien de jouer le match avant, et de se mettre autant de pression ou dans des états (comme les Argentins). Même si ça peut être aussi positif. On s’est créé notre histoire, notre ambition, on a mis tout ce qu’il fallait pour être prêt demain. Sérieusement, plus on avance et plus je ressens de la confiance. C’est positif, je fais confiance aux joueurs à côté.”

Allez-vous tenir un discours guerrier avant le match ?

“On est assez intervenu avec Jeff sur les entraînements, la préparation, à l’approche du match. Demain (samedi) ce sera juste un peu de motivation, les dernières consignes, haranguer les joueurs autour de moi pour sentir qu’ils sont prêts et faire monter la mayonnaise comme il se doit au moment voulu. Mais vu ce que j’ai ressenti ces derniers jours, on monte en puissance. Tant mieux. On a hâte.”

Qu’allez-vous dire aux jeunes qui disputent leur première Coupe du monde ?

“On ne se prépare pas à faire un discours précis par rapport aux joueurs qui vont débuter en Coupe du monde. Ça s’est fait crescendo, c’est un travaille quotidien. Il n’y a pas de moment particulier ou de mot personnel. J’essaie d’être le plus décontracté et à l’aise avec eux. Je commence à les connaître, ce qui n’arrive pas pendant le Tournoi et les tournées. Par rapport au caractère de chacun on sait comment parler et échanger pour qu’ils répondent présents.”

Propos recueillis en conférence de presse