Contre toute attente, et malgré l’hostilité des supporters bayonnais, Serge Blanco et Manuel Mérin, présidents du Biarritz Olympique et de l’Aviron Bayonnais, ont annoncé vendredi avoir repris leurs discussions au sujet de la création d’une équipe commune qui pourrait voir le jour dès la saison prochaine. Alors que le projet de cette fusion avait été enterré il y a 10 jours à peine, il semble que la rétrogradation de Bayonne en Pro D2 ait changé la donne.

C’est une possibilité, oui, mais nous ne pouvons pas l’affirmer à ce jour. Seules nos assemblées sont souveraines, a indiqué Blanco, président du BO, au site Sudouest.fr. Le quotidien avait révelé l’information dans son édition de vendredi sous le titre Ils parlent encore de fusion. Nous sommes des gens responsables et regardons l’avenir de nos clubs, a ajouté Manuel Mérin, son homologue de Bayonne, dont le club évoluera en Pro D2 la saison prochaine, en référence à la situation économique actuelle du rugby basque. Nous montrerons très rapidement le fruit de notre travail aux institutions politiques, rugbystiques, à nos actionnaires, nos partenaires et supporteurs, a-t-il insisté.

Mais le temps est compté pour que cette nouvelle entité voie le jour dès la saison prochaine, sachant que la Ligue nationale de rugby doit publier son calendrier officiel de la saison 2015-2016 autour du 6 juillet. Cette annonce, énième résurgence d’un serpent de mer rugbystique -la fusion Bayonne-Biarritz- au Pays Basque, intervient après plusieurs semaines agitées autour des deux ennemis de la côte, avec des tensions exacerbées du côté de l’Aviron vis-à-vis de M. Mérin notamment, émanant de nombreux supporteurs opposés au moindre rapprochement avec le BO.

Le 18 mai dernier, le président bayonnais avait annoncé avoir mis un terme à ce projet très contesté de fusion en raison de la violence qu’il avait suscitée, évoquant notamment des menaces sur lui et sa famille. Très ému, il avait assuré face à la presse qu’il y aurait deux entités professionnelles la saison prochaine. Trois jours plus tard, Blanco, l’ancien arrière international, soutenait que le rugby basque est en danger après l’abandon de ce rapprochement. Quelque chose pouvait ressortir des discussions avec Bayonne, avait-il regretté alors, avec vraisemblablement l’idée derrière la tête de reprendre, discrètement, le dialogue avec l’Aviron.