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Coup de poing dramatique dans l’Aveyron : le rugby amateur sous le choc

Un jeune joueur de 23 ans est entre la vie et la mort après une agression en plein match à Séverac. L’auteur du coup, âgé de 20 ans, a été placé en garde à vue. La Fédération française de rugby annonce des mesures « exemplaires » et se porte partie civile.

Le sport à la croisée entre passion et violence

Le rugby amateur vit un moment de sidération. Dimanche, sur un terrain de Régionale 2 à Séverac, dans l’Aveyron, un match entre équipes réserves a viré au drame. En pleine partie opposant Séverac à Maureilhan-Montady, un joueur héraultais de 20 ans a asséné un coup de poing violent à la tête d’un adversaire. La victime, un jeune de 23 ans, s’est effondrée, inconsciente. Transportée d’urgence vers Montpellier, puis vers le centre hospitalier de Toulouse, elle se trouve toujours, selon le parquet de Rodez, dans un état « très inquiétant ».

Le procureur Nicolas Rigot-Muller a précisé lundi que le mis en cause, interpellé dans la foulée et placé en garde à vue, fait l’objet de poursuites pour « violences volontaires ayant entraîné une incapacité supérieure à huit jours dans une enceinte sportive ». Mais la qualification des faits pourrait évoluer selon l’état de santé du joueur grièvement blessé. Les tests de dépistage de stupéfiants effectués sur l’agresseur sont ressortis négatifs.

La Fédération réagit avec fermeté

L’affaire bouleverse tout le rugby français, au-delà des frontières de l’Aveyron. Dans un communiqué, la Fédération française de rugby (FFR) a dénoncé un « acte insensé et inadmissible » et annoncé sa décision de se porter partie civile. « Face à la gravité des faits, la commission de discipline de la Ligue Régionale a été saisie », précise la FFR, promettant des « mesures exemplaires à la hauteur de la situation ».

Cet épisode tragique relance le débat sur la sécurité dans le rugby amateur, où l’émotion et l’engagement laissent parfois place à des débordements violents. Dirigeants et éducateurs rappellent depuis des années que ces incidents ternissent un sport fondé sur la solidarité et le respect.

À Séverac comme à Maureilhan, les deux clubs restent sous le choc. Les messages de soutien affluent depuis dimanche soir, tandis que les joueurs de la région s’interrogent sur la dérive d’un jeu censé avant tout unir.

Au moment où la Fédération promet de « ne rien laisser passer », c’est tout un monde amateur qui espère que ce drame servira d’électrochoc pour revenir à l’essence du rugby : le combat loyal, jamais la violence gratuite.

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