Actuellement à Monaco avec le XV de France pour préparer la prochaine Coupe du Monde au Japon, Jacques Brunel est remonté comme jamais et espère terminer sur une bonne note, lui qui quittera son poste de sélectionneur dans quelques semaines, après la Coupe du Monde remplacé par Fabien Galthié.

 

Pourquoi avoir choisi de venir à Monaco ?

“Le cadre est différent, on ne peut pas dire qu’il soit austère. Mais il est surtout pratique: on n’a pas besoin de bouger, on est à 50 m (l’hôtel est en face du stade Louis-II), on a toutes les installations sur place, les joueurs peuvent travailler et se voir tout au long de la journée. On est venus ici tout d’abord pour la température: on cherchait à travailler en hyperthermie sous la chaleur, parce qu’il nous paraît important de s’habituer à ces conditions là. Peut-être qu’il fera pas des chaleurs extrêmes au Japon mais il risque de faire chaud, et surtout il y a de l’humidité. Il s’agit aussi de couper la routine, même si les joueurs étaient bien à Marcoussis parce que les journées étaient très chargées, on a pas le temps de penser à autre chose. On était complètement dans le rugby, on va l’être aussi ici dans un contexte différent.”

Actuellement dans le dur de la préparation physique, vous imposez 4 séances par jour à vos joueurs. Quand le rythme va-t-il devenir un peu moins fatiguant ? 

“La coeur de la préparation, si on veut schématiser, c’est de faire beaucoup de volume et d’intensité actuellement. Quand les matches vont arriver (trois matches de préparation de mi- à fin août), on sera dans un travail assez élevé, avec du volume et de l’intensité. On baissera le volume quand on arrivera au Japon.”

On vous sent déterminé, bien plus qu’à Rome en mars où le XV de France l’avait emporté laborieusement contre l’Italie…

“Je suis déterminé parce que je sais bien que c’est ma dernière, donc je ne veux pas la manquer. Bien sûr que je l’ai décidé. J’en ai fait quatre (2003 et 2007 comme adjoint de Bernard Laporte, puis 2015 comme sélectionneur de l’Italie), je suis privilégié. Là, c’est bon. A Rome, vous me faisiez remarquer à juste titre que c’était une victoire à la Pyrrhus. J’étais là en train d’expliquer qu’on avait gagné, malgré tout. D’autres fois, cela avait tourné dans l’autre sens mais effectivement, on ne pouvait pas être satisfait de ce moment-là.”