Une semaine après la défaite historique du XV de France face au Fidji, Jacques Brunel est revenu en début de semaine sur la défaite du XV de France. Il fait le point.

 

Quel est votre sentiment après cette défaite historique ?

“C’est une grande déception. On avait tâché de se prémunir de ça, de bien prendre en compte la qualité de cette équipe. On pensait avoir bien préparé ce match mais on n’est pas du tout bien rentré dans la partie. En première période on n’est pas parvenu à avoir la possession hormis les cinq dernières minutes. On a essayé en deuxième de repartir sur de bonnes bases, avec un engagement plus fort, mais on n’a pas réussi à inverser le déroulement de la partie. On a été dominés physiquement, en retard dans les rucks et on n’a pas réussi à impulser ce qu’on avait mis en place.”

Quel bilan tirez-vous ces tests d’automne ?

“Il est très mitigé. On aurait voulu finir de belle manière, après voir montré une progression contre l’Afrique du Sud (défaite 29-26) et l’Argentine (victoire 28-13). Là, c’est un gros coup d’arrêt. On savait cette équipe dangereuse mais on n’a pas su trouver les ressources pour la battre. On avait avancé de deux pas, on recule d’un. Il va falloir repartir, retrouver de la confiance. Malheureusement c’est la fin de la session (d’automne), chacun va repartir dans son club, on va rester sur cette impression difficile. Ca va être compliqué.”

Etes-vous en colère ?

“Là, sur le coup, c’est une grosse déception par rapport à tout le processus qu’on veut mettre en place. Mais quand on ne met pas les ingrédients, de la présence physique, qu’on est un mètre en retard un peu partout, tout ça s’étiole.”

Quels ont été vos mots dans le vestiaire ?

“Continuer de travailler… Malheureusement ce ne sera pas possible cette semaine. On va tâcher de revoir ce qu’on a fait, d’avoir bien en tête les manques qu’on a eus. Le plus important est que ça nous serve de leçon. Il faut bien prendre conscience tous les manques qu’on a eus ce soir.”

Aviez-vous imaginé que le mal était aussi profond ?

“Ce soir il m’est difficile de voir un côté positif: on sort du match, il y a de la déception. Je veux croire que ce n’est pas notre visage, qu’on est toujours en capacité de montrer celui affiché lors des deux premiers matches face à des équipe de qualité. Il va falloir repartir encore une fois.”

Propos recueillis en conférence de presse