Le Comité d’organisation des Jeux Olympique (COJO) de Paris 2024 compensera les émissions de gaz à effet de serre générées par le transport des spectateurs. Une première dans l’histoire olympique.

«Pour toutes les émissions que nous ne pourrons pas éviter, comme par exemple le transport des spectateurs, elles seront compensées», a promis Tony Estanguet, le président du COJO, à la fondation Solar Impulse. Les Jeux de Paris 2024 devraient émettre deux fois moins d’émissions de gaz à effet de serre que les dernières éditions des Jeux olympiques et paralympiques d’été. Une annonce qui tombe quelques jours après le couac de l’abandon par Total de devenir partenaire de Paris 2024 pour ne pas froisser Anne Hidalgo, maire de Paris.

Dans sa démarche, le COJO s’est engagé à organiser les Jeux olympiques «les plus durables de tous les temps» de l’histoire. Avec Total comme partenaire, le discours aurait difficile à tenir vis-à-vis de l’opinion publique. La thématique de l’environnement est épiée par les Français. Dans le baromètre publié par Sponsoring.fr sur les événements internationaux organisés en France, et réalisé avec Future Thinking France, les sondés montrent leur défiance à l’égard de l’aspect écologique de Paris 2024. 51% des Français ne croient pas que Paris tiendra sa promesse de réaliser les JO les plus écologiques de l’histoire. Un résultat en baisse de quatre points par rapport à la vague précédente.

Tony Estanguet défend l’aspect environnement de l’organisation parisienne. «95% d’infrastructures existantes ou temporaires. Quand d’autres éditions construisaient jusqu’à 10 nouveaux équipements sportifs, nous n’en construirons qu’un seul, le Centre aquatique, pensé pour les besoins de la Seine Saint-Denis avant tout, où 1 enfant sur 2 ne sait pas nager», rappelle-t-il. «Quant au Village olympique, il est conçu comme un éco-quartier durable pour les habitants du territoire. Les athlètes ne seront que les premiers locataires», ajoute-t-il.

«Les billets des spectateurs seront couplés à un billet de transport en commun afin de favoriser l’utilisation des transports collectifs. Nous utiliserons 100% d’énergies renouvelables pour l’organisation des Jeux, des transports propres pour les déplacements des délégations, ou encore, nous proposerons une alimentation durable pour la famille olympique et paralympique et les spectateurs», cite encore Tony Estanguet