L’expulsion rageuse de Mamadou Coulibaly lors de la défaite de Monaco face à Lyon (1-3) a tourné au cauchemar : la Commission de Discipline de la LFP lui inflige trois matchs ferme plus un avec sursis.
Un geste fou qui plombe l’ASM
À la 70e minute du choc de la 17e journée de Ligue 1, le jeune milieu monégasque de 21 ans s’est élevé trop haut dans un duel aérien, écrasant sa semelle au niveau de la gorge de Nicolas Tagliafico. L’arbitre Jérôme Brisard n’a eu d’autre choix que le rouge direct, scellant la déroute des Rouge et Blanc déjà menés 2-1 après un doublé de Pavel Sulc. Tagliafico, soigné sur place, a repris le jeu, mais Paulo Fonseca, coach lyonnais, a confié sa frayeur initiale face à ce tacle « au niveau de la gorge ».
Sanction impitoyable : trois matchs dans le vide !
Réunie le 7 janvier 2026, la Commission de Discipline a tranché sans appel : trois suspensions fermes et un match avec sursis pour Coulibaly, effectifs dès le 13 janvier. Cela prive Monaco de son buteur du jour pour au moins les 18e et 19e journées contre Lorient et Le Havre, plus potentiellement Rennes début février. Avec une ASM engluée au milieu de tableau après trois défaites consécutives, cette absence aggrave la crise en pleine course au podium.
Réaction en chaîne pour Sébastien Pocognoli
Coulibaly, pilier du milieu malgré sa jeunesse, avait marqué plus tôt dans le match, mais son carton a précipité la chute. Pocognoli devra composer sans lui dans un calendrier chargé, où chaque point compte face à des adversaires directs comme Rennes ou Nice. Le sursis rappelle la tolérance zéro de la LFP sur les gestes dangereux, un avertissement clair pour les milieux combatifs. Monaco, déjà privé de plusieurs cadres, paie cher cette erreur d’impulsion.
