Légende vivante du ski alpin tricolore, Alexis Pinturault n’ira pas aux JO de Milan-Cortina. À 34 ans, le triple médaillé olympique de Courchevel a été écarté de la sélection française, un coup dur pour celui qui nourrissait l’espoir d’une ultime participation après deux hivers ravagés par les blessures.
Avec son palmarès inégalé – 34 victoires en Coupe du monde, trois podiums olympiques et autant de titres mondiaux –, Pinturault manquait cruellement de résultats convaincants cet hiver. Les sélectionneurs ont préféré miser sur sept hommes en pleine forme, dont le champion olympique de slalom Clément Noël et la révélation Paco Rassat, parmi les 160 athlètes français retenus, la plus grosse délégation jamais envoyée aux JO d’hiver.
Quotas impitoyables : sept places au lieu de onze
La pilule est d’autant plus amère que le ski alpin masculin n’obtient que sept quotas au lieu des onze escomptés, une règle complexe de la FIS ayant redistribué les places entre nations. Clément Noël, Paco Rassat ou encore Nils Allègre en vitesse étaient incontournables, mais les choix se sont faits à l’arrache : Nils Alphand et Maxence Muzaton en descente, Steven Amiez et Léo Anguenot en technique ont été privilégiés pour leur régularité en début de saison.
Pinturault, qui fêtera ses 35 ans le 20 mars, avait abandonné les épreuves de vitesse pour se focaliser sur le géant, sa spécialité. Mais trois top-15 et cinq top-20 en six courses n’ont pas suffi après ses graves blessures aux genoux en 2024 et 2025. Début janvier, il se montrait lucide : « J’étais dans une course contre la montre, sans parler de préparation olympique. » À onze jours des JO (6-22 février), la France complète sa liste avec 35 athlètes supplémentaires, dont les snowboardeuses Léa Casta, Julia Nirani-Pereira et Chloé Trespeuch, étincelantes en Coupe du monde.

