Malgré l’épidémie de Covid-19, le “Mondial La Marseillaise à pétanque” tiendra sa 59e édition du 30 août au 2 septembre à Marseille avec des mesures de précaution strictes, mais en l’absence des joueurs asiatiques et sud-américains, précise l’AFP.

“Clairement cette année, il n’y aura pas les joueurs venus de Chine, du Japon, d’Amérique du Sud”, en raison des restrictions de voyage liées à la pandémie mondiale de coronavirus, explique à l’AFP Pierre Guille, président de cette manifestation emblématique à Marseille. Malgré tout, plus de 2 150 équipes se sont déjà inscrites, venues de toute la France mais aussi d’Allemagne, d’Italie, de Suisse notamment, a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse à Marseille. Des joueurs africains pourraient aussi se joindre à la compétition. L’année dernière, 4 560 équipes de trois personnes, hommes, femmes, joueurs chevronnés ou amateurs, avaient participé.

Pour éviter tout risque de contamination, Le Mondial La Marseillaise à pétanque a établi une charte sanitaire détaillée. Les parties se joueront sur 25 sites différents afin qu’il n’y ait jamais “plus de 5 000 personnes en même temps sur le même lieu”, la jauge maximale autorisée en France pour les grands rassemblements, a assuré M. Guille. Grandes bornes de distribution de gel, marquage au sol pour respecter la distanciation, port du masque obligatoire dans l’espace du parc Borély où se tiendront de nombreuses parties comptent aussi parmi les mesures prises. “On devra certainement jouer avec le masque”, a expliqué Pierre Guille. Et même si “pointer” ou “tirer” sa boule, dans la chaleur de l’été en Provence, ne sera pas très facile, un des anciens vainqueurs de cette compétition, Patrick Meissonnier, s’est dit prêt à s’y plier.

Pour la ville de Marseille, l’événement a représenté, les années précédentes, des retombées économiques de 16 millions d’euros, selon une étude de la Chambre de commerce citée par ses organisateurs. Le Mondial est organisé par le quotidien régional La Marseillaise “qui a lui aussi été victime du Covid” avec une érosion des ventes et de la publicité, mais a tenu à organiser “la grande fête mondiale de la pétanque”, selon Jean-Marc Behar, président de la société éditrice.