Mauvaise surprise pour les nageurs français médaillés aux derniers championnats d’Europe. La Fédération française (FFN) a revu à la baisse les primes.

C’est tout le paradoxe de la natation française. Pour avoir été trop performants au cours des dernières années, les nageurs tricolores se voient pénalisés sur le montant de leurs primes de médailles. Dans L’Equipe du jour, on apprend que la Fédération a informé ses nageurs fin octobre d’une baisse substantielle du montant de leurs primes glanées lors des derniers championnats d’Europe à Berlin : 30% de moins, soit 10.000 euros pour un titre contre 15.000 précédemment ; 4.000 euros contre 6.000 par nageur lorsqu’il s’agit d’un relais et la création d’une catégorie moins rémunératrice pour les épreuves non olympiques comme le 50 m papillon (7.500 euros).

Nageur le plus titré à Berlin, Florent Manaudou voit fondre son pécule. Alors qu’il pouvait espérer une prime globale de 50.000 euros avec ses quatre médailles d’or (4×100 m, 50 m, 100 m et 50 m papillon), le nageur marseillais ne recevra en fait que 31.500 euros.

C’était une volonté du DTN de l’époque (lionel Horter), mais les primes reviendront à ce qu’elles étaient pour les mondiaux de Kazan (17 juillet-2 août), assure Francis Luyce, président de la FFN. Démissionnaire en septembre, Lionel Horter donne une autre version pour expliquer cette baisse. Avec les bons résultats, il y a un déficit sur cette ligne budgétaire spécifique depuis 2010. Les élus nous ont demandé de revenir à l’équilibre, d’où la baisse des primes, explique-t-il dans le quotidien sportif.

Le budget médailles aurait de toute façon diminué. En août dernier, les nageurs français ont remporté dix médailles, contre 21 lors de l’édition 2010.