Une dixième tentative pour Loeb, un retour très attendu de Peterhansel et un duel prometteur entre Toyota et Dacia : la 48e édition du Dakar, qui s’élance samedi en Arabie saoudite, s’annonce plus piégeuse et intense que jamais.
Sébastien Loeb, toujours en quête d’un premier sacre sur le rallye-raid malgré 28 victoires d’étape et cinq podiums, espère enfin toucher au but. Victorieux du rallye du Maroc en octobre, le nonuple champion du monde des rallyes WRC se dit confiant : « C’est sans doute l’année où nous sommes le mieux préparés. Tous les voyants sont au vert », affirme-t-il à l’AFP. Mais le Français garde la tête froide : « Sur le Dakar, tout aligner reste difficile. Il faut la réussite, la fiabilité, la navigation, le pilotage… et un peu de chance. »
Pour succéder au tenant du titre saoudien Yazeed Al Rajhi, Loeb devra boucler les 13 étapes d’un parcours long de 8.000 kilomètres, dont 4.000 chronométrés, dans un pays hôte du Dakar depuis 2020. Un tracé que le directeur de course promet « corsé, équilibré et exigeant ».
Jeunes loups, vieux briscards
Le parcours mènera concurrents et machines de Yanbu à Yanbu, sur les rives de la mer Rouge. Pistes rapides, terrains rocailleux, dunes traîtresses et deux étapes marathon (4-5 et 9-10 janvier) avec nuit en bivouac isolé rythmeront la course. Comme l’an passé, pour des raisons de sécurité, les parcours des véhicules FIM (motos) et FIA (autos/camions) resteront séparés, tout comme les bivouacs.
Avec trois victoires sur les quatre dernières éditions, Toyota et ses Hilux font figure de référence. Emmenés par plusieurs jeunes talents — les Sud-Africains Henk Lategan et Saood Variawa, l’Américain Seth Quintero, l’Australien Toby Price, le Portugais João Ferreira ou le Polonais Eryk Goczał —, les équipes privées comptent bien troubler le jeu.
Face à eux, Dacia et Ford misent sur l’expérience. Carlos Sainz tentera de rebondir après son abandon précoce en 2025 au volant d’un Ford Raptor, tandis que Loeb et Nasser Al Attiyah seront épaulés par le Brésilien Lucas Moraes chez Dacia.
Peterhansel, le retour du « Mr Dakar »
Les équipes privées X-Raid (Mini) et M-Sport (Ford) s’inviteront également dans la bataille. Le Belge Guillaume De Mevius visera le podium sur Mini, avec à ses côtés le copilote français Mathieu Beaumel, quadruple vainqueur du Dakar et de retour en compétition après une lourde blessure en 2025.
À 60 ans, Stéphane Peterhansel fera son grand retour après une année sabbatique. Le recordman de victoires (14 au total, dont 6 à moto) s’alignera cette fois dans la catégorie Stock au volant d’un Land Rover Defender. « L’expérience ne rend pas le Dakar plus facile, elle vous aide simplement à mesurer sa difficulté », glisse le vétéran, fidèle à sa philosophie.
En deux-roues, la hiérarchie sous tension
Chez les motos, l’Australien Daniel Sanders (KTM), champion en titre, affrontera les Honda du Français Adrien Van Beveren (3e en 2025) et de l’Américain Ricky Brabec, vainqueur en 2024.
Ils seront 812 concurrents — dont 325 véhicules et 118 motos — à s’élancer dans cette 48e édition. Pour beaucoup, l’objectif restera le même : rallier l’arrivée, au terme d’une aventure humaine et mécanique hors norme.

