Malgré deux glissades spectaculaires à Buriram, l’Italien Marco Bezzecchi a signé la première pole position de la saison de MotoGP. Un avertissement fort envoyé à la concurrence, dès le Grand Prix de Thaïlande.
Marco Bezzecchi n’a pas seulement été le plus rapide, il a aussi été le plus audacieux. Le pilote Aprilia a arraché la pole position du Grand Prix de Thaïlande au terme d’une séance de qualifications aussi haletante que mouvementée, conclue… les genoux à terre dans un bac à graviers.
Sous un ciel limpide et une température écrasante, l’Italien de 27 ans a confirmé la domination affichée la veille en essais. Déjà détenteur du record du circuit de Buriram, il a de nouveau survolé la Q2, devançant Marc Marquez de 35 millièmes seulement. Une infime marge qui laisse augurer d’un duel explosif pour la première manche de la saison.
Marquez à l’affût, Quartararo en difficulté
Bezzecchi a connu une matinée particulièrement agitée : deux chutes, dont une à la fin des qualifications alors qu’il améliorait encore son temps. Resté un moment à genoux, le regard dans le vide, il s’est vite relevé avant de regagner son box sous les applaudissements. Plus de peur que de mal, et un signe de résilience que l’intéressé a savouré avec un sourire discret.
Derrière lui, Marc Marquez (Ducati) a confirmé sa montée en puissance. À 33 ans, l’Espagnol vise un huitième titre mondial pour égaler l’icône Giacomo Agostini. Toujours aussi incisif dans son pilotage, Marquez a tout tenté pour coiffer l’Italien sur le fil, sans succès. Troisième de la séance, Raul Fernandez (Aprilia-Trackhouse) crée la surprise en intégrant la première ligne après être passé par les repêchages.
Côté français, la journée fut morose. Johann Zarco (Honda-LCR) n’a pu faire mieux que 12e, tandis que Fabio Quartararo, encore loin du compte sur sa Yamaha, s’élancera 16e. L’ex-champion du monde sait que le chantier est immense pour ramener la marque japonaise au premier plan.
Bezzecchi, lui, partira en tête aussi bien pour la course sprint de samedi que pour le Grand Prix de dimanche. Sa vitesse, sa ténacité et son sang-froid malgré les chutes en font déjà l’homme fort de ce début de saison. À Buriram, il a rappelé que le courage est aussi une composante essentielle du talent — surtout à plus de 300 km/h.
