Polémique : Doria Boursas refuse de serrer la main de son adversaire israélienne Kerem Primo

Lors des championnats d’Europe Juniors de judo à Bratislava, une polémique a éclaté vendredi autour de la judoka française Doria Boursas. Après sa victoire en quart de finale contre l’Israélienne Kerem Primo, Boursas a refusé de serrer la main de son adversaire, provoquant une vive émotion et de nombreuses réactions. Ce geste est survenu dans un contexte politique tendu entre la France, Israël et la Palestine, accentuant la portée symbolique de cet acte.

Le refus de Boursas a rapidement fait l’objet de critiques notamment de la part d’acteurs du sport et de la diplomatie. Joshua Zarka, ambassadeur d’Israël en France, a dénoncé sur les réseaux sociaux un « comportement honteux et contraire aux valeurs du sport ». Il a appelé à « une condamnation claire et des mesures concrètes » contre ce qui est considéré comme une atteinte à l’esprit du fair-play.

Doria Boursas, quant à elle, n’a pas fourni de déclaration publique immédiate sur cet incident, mais plusieurs observateurs estiment que son geste reflète le climat tendu lié au conflit israélo-palestinien qui secoue la région. L’impact de cette controverse dépasse le simple cadre sportif, mettant en lumière les difficultés parfois exacerbées entre valeurs sportives et convictions personnelles.

Cette affaire relance le débat sur la place de la politique dans le sport et la responsabilité des athlètes sur la scène internationale. La Fédération française de judo devra désormais réagir face à cette polémique qui entache temporairement l’image du judo français, sport prônant tradition de respect et camaraderie.