Zhan Beleniuk, champion olympique, alerte : « l’armée russe tue nos citoyens et continue de s’emparer de notre territoire et de commettre des actes terroristes »

Quatre ans après le déclenchement de l’offensive russe, la situation en Ukraine demeure extrêmement difficile.

Les bombardements se poursuivent et l’hiver aggrave encore les conditions de vie, notamment à cause de la destruction massive des infrastructures de chauffage et d’électricité. « Ils essayent de geler les Ukrainiens et de les pousser à abandonner », résume Zhan Beleniuk, tout en rappelant la capacité de résistance de la population malgré l’épuisement.

Dans ce contexte, le sport est devenu bien plus qu’un simple enjeu de performance. Pour Beleniuk, les athlètes ukrainiens utilisent leur visibilité internationale comme un moyen de témoigner et d’alerter sur la réalité de la guerre. Chaque compétition représente une occasion de rappeler ce que vit le pays et de lutter contre l’oubli progressif du conflit sur la scène mondiale.

La question de la présence des athlètes russes dans les grandes compétitions internationales reste, selon lui, incompréhensible. « Les athlètes russes doivent être exclus jusqu’à la fin de cette guerre », affirme-t-il, rejetant également l’idée de neutralité. À ses yeux, le silence face à cette guerre équivaut à un soutien implicite, alors même que « chaque jour, l’armée russe tue nos citoyens et continue de s’emparer de notre territoire et de commettre des actes terroristes ».

Enfin, il insiste sur la responsabilité particulière des sportifs ukrainiens lors des grands rendez-vous internationaux. Jeux olympiques et compétitions majeures sont des plateformes essentielles pour remettre l’Ukraine au centre de l’attention, dans un contexte où d’autres crises monopolisent le débat mondial. Malgré des conditions de préparation très dégradées — froid, coupures d’électricité, insécurité — les athlètes ukrainiens doivent continuer à concourir, non seulement pour les résultats, mais aussi pour faire entendre la voix de leur pays et rappeler la réalité de leur quotidien.