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Volleyball : une balle, une erreur… et une excuse qui fait le tour du monde

La scène s’est jouée presque en dehors du match, et pourtant tout le monde n’a vu que ça. Lors d’un All-Star Game de volley au Japon, à Kobe, le 1er février 2026, Yuji Nishida s’élance pour un défi de service. Le geste est propre, puissant, comme souvent. Sauf que la balle dévie, file hors de la zone prévue et heurte une juge de touche. Rien de dramatique sur le plan médical, a priori. Mais sur le plan symbolique, Nishida s’arrête net. Et là, au lieu de lever la main en guise d’excuse rapide, il fait tout l’inverse.

Il se jette au sol. Littéralement. Il glisse, s’agenouille, s’incline profondément, plusieurs fois. Un dogeza, pur et dur, exécuté presque trop vite, presque trop fort, comme si l’instant l’avait dépassé. Dans une salle qui riait encore une seconde plus tôt, un silence étonné s’installe avant que les sourires ne reviennent. Parce que le geste est excessif, oui, mais aussi terriblement sincère. Et puis, il faut le dire, un peu drôle, dans ce contraste entre l’intensité du rituel et la banalité de l’accident. On ne sait pas ce qui lui a traversé l’esprit à cet instant précis, mais on sent que ce n’était pas calculé.

Et pourtant, ce sont ces moments-là qui racontent quelque chose du sport japonais, et de ses codes, bien plus que n’importe quelle statistique. Dans d’autres contextes, ailleurs, l’affaire serait passée inaperçue. Là, elle devient virale. Les images tournent, les commentaires fusent, entre tendresse et fascination culturelle. Certains y voient une exagération inutile, d’autres une leçon de respect. Les chiffres d’audience ne disent pas grand-chose, ils se contredisent même selon les plateformes. Mais une chose est sûre : pendant quelques secondes, ce match All-Star a cessé d’être un spectacle sportif pour devenir une petite fenêtre, inattendue, sur une manière très particulière de dire pardon.

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