Le Venezuela prend sa revanche sur les États-Unis… au baseball !

Sous une atmosphère électrique à Miami, le Venezuela a raflé mardi le titre de la Classique mondiale de baseball face aux États-Unis (3-2). Un triomphe historique célébré comme une revanche nationale, deux mois après l’offensive américaine ayant conduit à la capture de Nicolás Maduro.

Le Venezuela tient sa revanche. Au cœur du stade de Miami, la sélection vénézuélienne a signé la plus grande victoire de son histoire en s’imposant 3 à 2 face aux États-Unis, décrochant ainsi son tout premier titre mondial en baseball. Sur un plan sportif, le succès est immense. Sur le plan symbolique, il résonne bien au-delà du terrain.

À Caracas, la présidente par intérim Delcy Rodríguez a décrété une « journée nationale de jubilation » pour célébrer cette consécration, saluant « la victoire de la passion, du talent et de l’unité du peuple vénézuélien ». Ce peuple uni a envahi les rues, tambours battants, dans une explosion de fierté et d’émotion nationale.

Une fête populaire et un message au monde

Scènes de liesse dans tout le pays : klaxons, drapeaux, chants et visages peints aux couleurs du tricolore jaune, bleu et rouge. Pour beaucoup, cette victoire dépasse le sport. « On leur prouve que nous sommes plus que victorieux, après ce qu’ils nous ont fait le 3 janvier », témoigne Gerardo Oliviera, un fan, en référence à l’intervention américaine qui a bouleversé le pays.

Marley Calderon, 57 ans, partage ce sentiment : « C’est un cadeau pour tout le peuple. Pour ceux qui endurent ici, et ceux qui vivent loin de leur pays. Le Venezuela reste le meilleur pays du monde ! »

Même à Miami, sur le sol américain, les fans vénézuéliens ont fait entendre leur ferveur. « L’accueil a été incroyable, les stades remplis d’énergie positive », raconte Geraldin Cova, 41 ans, émue.

Sur le terrain, l’exploit sportif reste retentissant. Face à la « dream team » américaine, les Vénézuéliens ont tenu tête avec courage et discipline. Le héros de la soirée, Eugenio Suárez, auteur du point victorieux, a savouré cette revanche inespérée : « Personne ne croyait en nous. Aujourd’hui, nous offrons ce titre à tout le peuple. »

Pour Washington, la soirée avait un goût amer. Ironiquement, la veille, Donald Trump saluait le parcours du Venezuela avec un message ambigu sur Truth Social, glissant que Caracas pourrait devenir le « 51e État américain ». Après la défaite, il a reposté cette phrase, en lettres capitales : « Accession au statut d’État ».

Mais ce 18 mars 2026, le seul État qui fête son triomphe, c’est le Venezuela lui-même. Une nation blessée, debout, qui a trouvé dans le baseball le symbole de sa dignité retrouvée.