À 50 ans, Tiger Woods semble emprisonné dans une tragédie sans fin.
L’icône du golf, autrefois intouchable sur les greens, a de nouveau été arrêtée en Floride après un accident de la route. Les autorités évoquent une « conduite sous influence », rappelant les vieux démons d’un champion dont la gloire se mêle désormais à la fragilité humaine.
Vendredi matin, près de son domicile à Jupiter Island, la voiture de Woods a terminé sur le flanc après une collision avec un camion. L’ancien numéro 1 mondial s’en est sorti sans blessure grave, mais a refusé de se soumettre à un test urinaire, après un alcootest pourtant négatif. Les policiers du comté de Martin affirment avoir observé des « signes de déficience », laissant penser à l’influence possible de médicaments. Arrêté, puis relâché, Woods devra répondre de plusieurs chefs d’accusation, dont « conduite sous influence » et « refus d’obtempérer ».
Depuis sa grave blessure en 2021, sa carrière n’est plus qu’une succession de rechutes et de réapparitions timides. Entre opérations, douleurs et désillusions, Woods se battait encore pour rejouer le Masters d’Augusta, prévu dans deux semaines. Son ami Donald Trump, réagissant depuis Miami, a exprimé sa « tristesse » pour celui qu’il décrit comme « une personne incroyable ». Mais pour le public, l’image du prodige invincible s’efface peu à peu, remplacée par celle d’un homme face à ses démons, prisonnier d’un destin qui refuse de lui rendre la paix.


