Sport.fr

Verstappen et Hamilton se déchirent sur la nouvelle réglementation qui rapproche la F1 de « Mario Kart »

Lewis Hamilton et Max Verstappen - Photo by Icon Sport

La Formule 1 nouvelle version ne laisse personne indifférent. Entre nostalgie d’un sport mécanique “authentique” et engouement pour une ère technologique plus propre et spectaculaire, les champions se divisent. Verstappen fulmine, Hamilton s’éclate — deux visions d’un même circuit.

Max Verstappen ne cache plus son exaspération. Après un début de saison catastrophique, le quadruple champion du monde dézingue sans retenue la F1 version 2026, profondément modifiée par ses nouvelles règles hybrides 50/50 entre moteurs électriques et thermiques. “C’est une blague”, lâche le Néerlandais, écoeuré par ce qu’il considère comme une trahison de “l’essence du sport automobile”.
Le Néerlandais, qui régnait en maître absolu entre 2021 et 2024, vit désormais une descente aux enfers : seulement sixième à Melbourne, abandons à répétition et sensation d’être “dans un Mario Kart”, selon ses propres mots à Shanghai. Sa Red Bull, refrénée par les nouvelles contraintes d’aérodynamique et de puissance électrique, semble loin des standards de domination qu’il connaissait.

Hamilton retrouve le plaisir d’un “karting géant”

À l’inverse, Lewis Hamilton affiche un enthousiasme rafraîchissant. À 41 ans, le Britannique, désormais dans la peau d’un pilote Ferrari, salue un règlement qu’il estime “revitalisant” et plus propice à des duels serrés. “Je me suis amusé comme un enfant en karting”, a-t-il confié après le Grand Prix de Chine, qu’il a terminé à une belle troisième place derrière les deux Mercedes.
Sur la piste, son duel plein de panache avec Charles Leclerc a électrisé le public, preuve, pour certains, que la FIA a atteint au moins un de ses objectifs : rendre la compétition plus imprévisible et spectaculaire.
Les innovations comme le mode “overtake” ou le bouton “boost” — permettant un surcroît temporaire de puissance électrique — ouvrent de nouvelles stratégies, même si elles risquent de “vider la batterie trop vite”, comme le déplore Verstappen.

Des pilotes partagés, des fans conquis

Le fossé se creuse donc entre pilotes d’expérience et nouveaux venus. Fernando Alonso, 44 ans, ironise sur “un championnat de batteries”, tandis que les jeunes pousses comme Kimi Antonelli, 19 ans, profitent pleinement de cette ère hybride qui met à l’honneur réactivité, gestion de l’énergie et agilité de pilotage.
Chez Mercedes, le patron Toto Wolff assume le virage : “Le public adore. Ce n’est peut-être pas la F1 la plus agréable à conduire, mais c’est la plus fun à regarder.” Les audiences et les réactions en ligne lui donnent pour l’instant raison.
Alors que la FIA prépare une réunion technique post-Japon pour ajuster éventuellement certains points, une chose est sûre : le choc des cultures est lancé. La F1 2026 veut séduire une nouvelle génération — quitte à perdre quelques puristes en route.

Quitter la version mobile