George Russell s’est offert la première pole position de la saison en Australie, offrant à Mercedes un doublé inattendu et une entrée en matière tonitruante. Max Verstappen, lui, a vécu un cauchemar : le triple champion du monde partira des stands.
Et si Mercedes redevenait Mercedes ? Après plusieurs saisons d’incertitudes, la flèche d’argent a retrouvé des reflets de gloire ce samedi à Melbourne. Dans un circuit d’Albert Park baigné de soleil, George Russell a signé la pole position du Grand Prix d’Australie, ouvrant la saison 2026 sur un ton conquérant. Le Britannique a devancé son jeune coéquipier Andrea Kimi Antonelli de 293 millièmes, confirmant que la nouvelle ère Mercedes débute sous les meilleurs augures.
Mercedes revit, Red Bull trébuche
Derrière les deux monoplaces argentées, la première surprise tricolore est venue d’Isack Hadjar. Pour sa première qualification complète au volant d’une Red Bull officielle, le Français a claqué le troisième chrono, à seulement 785 millièmes de Russell. Un exploit qui contraste avec la mésaventure de son illustre coéquipier. Max Verstappen, quadruple champion du monde, a vu son week-end virer au désastre dès la Q1, après un tête-à-queue violent provoqué par un blocage de l’essieu arrière. Envoyé dans les graviers puis dans le mur, “Mad Max” a dû abandonner, irrité mais indemne. Il s’élancera depuis la voie des stands dimanche.
Derrière cet événement majeur, la hiérarchie habituelle a connu quelques secousses. Charles Leclerc (Ferrari) s’est accroché à la quatrième place, juste devant les deux McLaren de l’Australien Oscar Piastri, ravi de briller à domicile, et de Lando Norris, tenant du titre mondial. L’expérimenté Lewis Hamilton, désormais chez Ferrari, apparaît au septième rang, suivi par les Racing Bulls de Liam Lawson et Arvid Lindblad, tandis que le Brésilien Gabriel Bortoleto (Audi) complète le Top 10.
Les favoris déjà bousculés
Au-delà de la performance des Mercedes, ces qualifications ont révélé de fortes disparités entre équipes. Alpine, en retrait depuis les essais du vendredi, n’a pas réussi à redresser la barre : Esteban Ocon (Haas) partira 13e, Pierre Gasly 14e, et Franco Colapinto (Alpine) 16e. Quant à Aston Martin, la crise technique semble s’installer. Lance Stroll n’a pu prendre part aux qualifications, et Fernando Alonso a disparu dès la Q1, n’obtenant que la 17e position.
La déception est également palpable chez Williams, où Carlos Sainz, touché par une panne lors des essais libres, n’a pas pu s’élancer en qualifications. Un départ manqué pour le pilote espagnol, revenu dans la discipline pour se relancer après une année sabbatique.
Mais tous les regards sont désormais tournés vers Mercedes. Le duo Russell–Antonelli incarne la transition entre expérience et jeunesse, symbole d’une écurie revigorée après des saisons d’ombre. Si le rythme en course confirme l’élan du samedi, le paddock pourrait bien assister à un retour fracassant du constructeur allemand. Quant à Verstappen, il aura fort à faire pour transformer son dimanche en opération sauvetage.
